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anicolas

 

Alexandre Nicolas :

Cartographe - géomaticien,

ancien officier géographe

du Ministère de la Défense.

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AUTEUR

A l'occasion de la sortie de ce bel ouvrage : "La bataille des Cartes, analyse critique des visions du monde" aux Editions François Bourin, Michel Foucher a donné dans le quotidien Libération un entretien passionnant :

La bataille des Cartes de M. Foucher

 

Voici, pour ceux qui l'auraient loupé, cet entretien dirigé par MARC SEMO et CATHERINE CALVET :

Le géographe Michel Foucher, directeur de la formation à l’IHEDN (1), vient de publier son ouvrage le plus personnel, la Bataille des cartes, analyse critique des visions du monde. L’illustration à partir de cartes anciennes et de cartes inédites très prospectives vient témoigner de l’aspect subjectif de la représentation géographique, véritable carte mentale.

 

Quel est votre premier souvenir de carte ?


Ma première carte était une représentation des Etats européens dont chaque capitale, anonyme, était dotée d’un plot en cuivre qu’il convenait de relier par un fil au nom pertinent dans la liste située sur le côté. Si la réponse était bonne, une ampoule s’allumait. Je ne connais guère, pour un enfant, de moyen mnémotechnique plus efficace pour se familiariser avec les toponymes, je passai ensuite au même jeu sur un planisphère. Cette mémoire des lieux, Etats et capitales, me donnait le sentiment de détenir un savoir précieux et propice à une compréhension du monde.

Comment devient-on géographe ?


Ces jeux cartographiques et les récits familiaux liés à la guerre m’ont appris très tôt que d’autres peuples et lieux existaient. Le voyage a précédé l’étude de la géographie classique. Besoin d’articuler le dedans et le dehors, illusion et expérience que l’on fait un voyage alors que c’est le voyage qui vous fait, pour citer Nicolas Bouvier. Et je ne cesse de circuler. Le terrain est ma matière première.

Nicolas Bouvier - L'Usage du monde (ed. Payot) - 1963.

Nicolas Bouvier - L'Usage du monde (ed. Payot) - 1963.

Vous dites que la carte géographique est «une image colorée du monde» …


C’est une représentation graphique intentionnelle à partir d’informations relatives au monde que l’on connaît au moment ou l’on fait la carte - une vision subjective. Avec une sélection car on ne peut jamais tout représenter. Sauf à suivre Borges avec sa carte à l’échelle de un sur un. On ne voit pas les mêmes choses à petite et à grande échelle, distinction comparable au choix du zoom ou du grand-angle. Les couleurs choisies peuvent signaler la propagande ou une volonté esthétique. Ce qui prime est l’intention de montrer une corrélation entre des faits.

 

Même pour une carte de géographie physique, par exemple, une carte d’état-major ?


 

A l’origine les cartes sont d’état-major sauf les planisphères, mais on ne fait pas la guerre à partir de planisphères. Les cartes d’état-major représentent essentiellement les reliefs, les obstacles et ce que l’on ne voit pas depuis le sol. Pour reprendre la phrase du théoricien militaire Clausewitz «le géographe est celui qui regarde derrière la colline». La carte classique sur laquelle nous nous sommes abîmé les yeux à la Sorbonne et à l’Institut de géographie est la carte typique de la guerre de 1914-1918. Une autre motivation de la confection des cartes en Europe à partir de la fin du XVIIIe siècle fut la géologie. On cherchait à représenter les réserves de houille, de fer… Plus tôt, il y avait eu les cartes pour la navigation, comme les beaux portulans, cartes nautiques servant à représenter les ports et les dangers qui les entouraient. Les portulans ne représentaient que ce que l’on voyait depuis la mer. La carte est toujours utilitaire, c’est une représentation sélective d’informations jugées utiles par des géologues, des navigateurs, des militaires ou beaucoup plus tard par des randonneurs.

 

Le début des années 90 et la mondialisation ont-elles créé une nouvelle géographie ?


 

Nous avons assisté à la victoire et à l’hégémonie du discours des économistes et de leur représentation. Ils considèrent que le monde est plat et sans frontières. La mondialisation actuelle, par rapport aux précédentes, permet aux entreprises d’agir en temps réel, de passer des ordres à un bureau d’études de Coréens installés à Hongkong qui font fabriquer à Shenzhen ou au Vietnam pour un marché de sports d’hiver dans les Alpes. Au regard des flux financiers et d’informations, les configurations classiques semblent disparaître. Mais ni le pétrole, ni l’eau ne sont téléchargeables. Et en y regardant de près, on discerne une géographie des serveurs ou des câbles marins et des zones de lancement des satellites. Donc la géopolitique d’un monde structuré en donneurs d’ordres et en exécutants.

 

 

Les nouveaux ensembles, l’Europe, la Chine, les Etats-Unis, voire les pays émergents, ont-ils chacun une vision du monde et des cartes y correspondant ?


 

C’est ce que j’ai essayé de représenter dans ce livre, le texte vient en premier et les cartes ne sont là que pour figurer leurs projets géopolitiques. La carte est un exercice de rigueur intellectuelle, elle oblige à hiérarchiser. Les Etats dits émergents, c’est-à-dire en grande croissance, se répartissent en deux catégories : ceux qui transforment leur croissance économique en élément de puissance et de reconnaissance - ne serait-ce que par la région dans laquelle ils se trouvent - et ceux qui ne sont pas capables de le faire ou qui le font de manière négative, par exemple le Pakistan ou l’Iran. Certains Etats combinent à la fois forte croissance, poids démographique important, ressources, superficie avec parfois une conscience d’eux-mêmes, une histoire et l’intention de peser internationalement, de maîtriser leur image extérieure ou de se construire une image. Avant Lula, l’image que les Brésiliens avaient d’eux-mêmes était façonnée par les Occidentaux. Mais Lula a voulu contrôler l’image extérieure de son pays. Cela les Chinois le font sans difficultés, en arguant de 5 000 ans d’histoire et de l’humiliation subie de la part des Occidentaux au XIXe siècle qui, selon eux, invalide toute leçon de morale.

 

Vous comparez la Chine d’aujourd’hui avec l’Allemagne de Guillaume II qui, avant la Première Guerre mondiale, revendiquait sa «place au soleil». Pourquoi ?


 

Je ne pense pas du tout que cela débouchera sur la même chose qu’en 1914. Cela m’a toujours intéressé de savoir pourquoi ce «concert des nations» qui a duré un siècle en Europe s’était terminé en catastrophe. A la fin du XIXe siècle, les conditions d’un choc étaient réunies. L’Allemagne de Guillaume II avait une volonté de puissance et l’intention de suivre le modèle britannique, de le dépasser et de s’en démarquer. Pour les colonies, c’était trop tard, le partage était déjà fait. Mais l’Allemagne disposait d’une croissance économique forte dans un contexte de régime autoritaire. La comparaison avec la Chine s’arrête là car elle a besoin d’un environnement stable pour le demi-siècle qui vient. De plus, la Chine a plus une tradition de vassalisation des régions avoisinantes que de conquête. Mais on peut imaginer qu’il y ait des frictions, l’obstacle principal étant la présence navale américaine, perçue par les Chinois comme une véritable entrave.

 

Votre livre montre une augmentation du nombre de conflits ou de crises aiguës. Quelles en sont les raisons ?


La conflictualité augmente, mais surtout de la part d’acteurs non étatiques. On note peu de conflits ouverts, classiques, de type Ethiopie-Erythrée, faute d’enjeux. Les conflits les plus graves aujourd’hui sont ceux qui combinent la lutte pour le pouvoir et la lutte pour une hégémonie idéologique. Citons l’Afghanistan, un pays où sont imbriquées trois ou quatre guerres (conflits entre réformistes et conservateurs, ethniques…). Dans cette situation, avec quel adversaire négocier une sortie de conflit ?

 

On n’a jamais tracé autant de frontières, 27 000 kilomètres de plus depuis 1996. Pourquoi ?


En fait, 90% d’entre elles concernent le continent européen, même s’il y a aussi le Timor oriental, la limite entre l’Ethiopie et l’Erythrée, et demain le Soudan méridional, très hétérogène. Ce phénomène européen est lié à l’affaiblissement des empires, et à la poursuite du mouvement historique qui, depuis des siècles, veut qu’un peuple qui se sent une nation revendique les attributs d’un Etat souverain. A cela s’ajoute le choix germano-américain d’affaiblir l’ex-Union soviétique et de parvenir à une Europe de régions nations.

 

Assiste-t-on aujourd’hui à la fin de l’hyperpuissance américaine ?


J’essaie de décrire la permanence de la puissance américaine. Aujourd’hui les Etats-Unis comptent 308 millions d’habitants contre 271 millions au recensement précédent. Ils continuent d’attirer et d’intégrer. Si leur pouvoir d’attraction est intact il n’en est pas de même pour leur pouvoir d’influence. Le dollar est toujours une monnaie de référence, on peut citer la high tech, le soft power, la capacité d’intervention militaire, celle d’intervention diplomatique universelle. Dans la vision américaine du monde, il n’y a pas de blanc sur la carte. Les Français peuvent hiérarchiser entre trois niveaux d’ambassades. Pour les Américains, tout est important et tout est observé, avec des degrés divers d’intensité. Les Américains ne veulent pas d’un monde multipolaire mais rester maîtres du jeu.

 

La Russie serait-elle devenue une puissance seconde ?


La Russie reste une puissance régionale. Ses élites ont une image de leur pays qui ne correspond plus à la réalité. La Russie a perdu en importance stratégique, mais la conclusion de l’accord Start est positive (2). Ce pays doit se réformer. C’est un pays en voie de repli. Moscou n’est plus la Rome idéologique qu’elle fut. Elle n’a plus de pouvoir d’attraction, sauf pour quelques peuples de son «étranger proche» et elle est très consciente du décrochage d’avec son voisin chinois. D’où le choix de calmer le jeu sur sa périphérie et se concentrer sur ses problèmes domestiques. Pour cela, elle a besoin d’investissements occidentaux.

 

Au moment de la décolonisation, la France comme la Grande-Bretagne ont remplacé leurs ambitions coloniales par la construction européenne.


 

Prenons l’exemple français. L’échec géopolitique à Suez en 1956 entraîne deux conséquences : le traité de Rome, en 1957, et le choix du nucléaire militaire. De même, après les accords d’Evian sur l’indépendance algérienne, en mars 1962, fut signé avec l’Allemagne le traité de l’Elysée, en janvier 1963. Pour oublier son empire, la France se tourna vers quelque chose d’autre et tenta de construire une Europe à son image. A la recherche d’une «résurrection», les Français fixèrent les termes de référence avec l’accord des Allemands soucieux de leur «rédemption» selon la remarque de l’ancien conseiller américain à la sécurité nationale, Zbigniew Brzezinski. A la même époque, les Britanniques décidèrent de fermer leurs bases à l’est d’Aden pour ensuite investir dans la relation spéciale avec les Etats-Unis. Puis, finalement, dans le projet européen, en étant un peu dedans dehors. Aujourd’hui, les Britanniques développent une stratégie de hub avec la finance, la recherche, la langue et l’éducation supérieure.

 

Vous restez donc euro-optimiste ?


Les Européens ont compris qu’il fallait repenser leur projet, cette fois à l’échelle mondiale ; c’est une sorte de reconversion, et elle est en cours. La gestion des crises, plus efficace qu’on le dit, débouche sur de nouvelles convergences. Mais la logique européenne, unique au monde, de mise en commun de compétences souveraines est confrontée à l’affirmation bruyante d’Etats nations qui gèrent leur émergence en fonction de leurs seuls intérêts nationaux, selon un mode très classique qui rappelle précisément celui de la fin du XIXe siècle. On ne parle pas d’unité asiatique en Chine ou en Inde.

 

 

(1) Institut des hautes études de défense nationale. (2) Ratification par le Congrès américain, le 23 décembre, du traité de réduction des armes stratégiques.

 

 

 

"Petite" bibliographie de Michel Foucher :

 

  • L'invention des Frontières, FEDN, 1986
  • Fronts et Frontières, un tour du monde géopolitique, Fayard, 1988
  • L'Afrique du Sud, puissance utile ? (en collaboration avec Dominique Darbon), Belin, 2001


www.le-cartographe.net

 

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Derniers Ouvrages

  • 25 April, 2017
    Plans de ville

    Plans de ville

    Offices de tourisme, sociétés de consulting, sociétés immobilières, maisons d'édition, vous êtes nombreux à me solliciter afin de concevoir des plans de villes. Voici donc quelques exemples de plans réalisés récemment. Un plan réussi étant un délicat mélange entre la qualité des données géographiques et l'esthétique.

    Avignon (plan de ville réalisé pour une maison d'édition)
    Avignon (plan de ville réalisé pour une maison d'édition)

    Isle-Adam et Pantin (plans de ville réalisés pour la société Eiffage)
    Isle-Adam (plans de ville réalisés pour la société Eiffage)

    antin (plan de ville réalisé pour la société Eiffage)

    Bergerac (plan de ville réalisé pour une société de marketing/communication)
    Plan ville Bergerac site 0

    Bergerac (plan de ville réalisé pour une société de marketing - Balthazar Média)

    Plan ville Bergerac site 2
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  • 22 March, 2017
    XXI - 37

    XXI - 37

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de XXI. L'information grand format. Quintin Leeds et Sara Deux à la Maquette ont encore fait des merveilles. Ce numéro est passionnant et le reportage sur Aloïs Bruner est exceptionnel.
    Couverture du n°37 (Hiver 2017) de la revue XXI
    Couverture du n°37 (Hiver 2017) de la revue XXI

    Note de l'éditeur concernant ce n° :
    Un scoop est comme un puzzle.
    Tout commence par une discussion à bâtons rompus, un jour d’octobre à Istanbul. Hedi Aouidj, un journaliste free-lance qui couvre le conflit syrien depuis plusieurs années, sursaute quand un « fixeur » (à la fois interprète et assistant) évoque une relation qui aurait bien connu un certain « Fischer », protégé par le régime de Damas. Fischer… Hedi connaît ce nom… C’est le pseudonyme d’Aloïs Brunner, l’un des nazis les plus recherchés depuis 1945. Le reporter remonte aussitôt le fil qui conduit en Jordanie. C’est la première pièce du puzzle : il faut un journaliste sur le terrain, cultivé et attentif.
    Hedi Aouidj a déjà publié dans XXI un reportage, « La Couveuse de Daech », sur un étudiant syrien qui avait partagé son cachot avec des éclopés de la vie, de pauvres types devenus par la suite des hommes forts de l’État islamique. Il appelle le rédacteur en chef de XXI. On est un mercredi : « Va en Jordanie ! » Le vendredi, Mathieu Palain, un membre de la rédaction de XXI, est mis au parfum. Le samedi, Hedi Aouidj arrive à Irbid, en Jordanie. C’est la deuxième pièce du puzzle : il faut une rédaction qui ait les moyens de financer « pour voir » un voyage qui peut faire « pschitt », un journal qui mobilise tout de suite ses forces.
    Pendant quinze jours, un duo se met en place. Hedi gagne la confiance de plusieurs sources, accumule les rendez-vous et les entretiens dans une petite pièce, à l’abri des oreilles indiscrètes, et retranscrit les témoignages. Par messagerie, il envoie chaque soir les scripts des entretiens. À Paris, Mathieu se gave de documentation, confesse le gendarme qui pendant douze ans a mené la traque, voit le juge d’instruction, sollicite Serge Klarsfeld qui ouvre ses archives. Et envoie des listes de questions, de détails à recouper ou à vérifier. C’est la troisième pièce du puzzle : il faut un travail minutieux pour renverser la méfiance, recouper tous les indices, traquer les récits trop parfaits, questionner les blancs. Le journalisme a besoin de temps et de ce carburant impalpable qu’on appelle l’envie.
    Tout se met en place. L’enquête est bouclée. À peine descendu de l’avion, Hedi Aouidj file à la rédaction de XXI pour dégager un plan avec Mathieu Palain. Quelques jours plus tard, une « V-1 » est mise en forme, un premier jet qui sera repris une dizaine de fois par les journalistes, la rédaction en chef, le secrétariat de rédaction et la direction artistique. C’est la quatrième pièce du puzzle : il faut une méthode et une exigence pour rendre intelligible, vivant et clair un immense jeu de pistes de soixante ans.
    Le texte passionne toute la rédaction. Une présentation particulière est décidée : la maquette est bouleversée. Un bandeau en couverture affiche l’histoire terrible d’un homme qui se vantait d’avoir tué « plus de vingt-cinq mille juifs français » et qui a mis son savoir-faire de nazi au service du clan Assad. Le tirage de XXI est augmenté. Pour éviter que l’information soit dénaturée, un embargo est imposé. C’est la cinquième pièce du puzzle. Il faut savoir rompre les habitudes pour s’adapter et accompagner les lecteurs.
    Ces cinq pièces de puzzle forment un tout. Le hasard et l’amitié y jouent un rôle important. Mais la méthode et la structure permettent de transformer une indiscrétion en information tangible et indiscutable. Pour cela, le journalisme a besoin d’un projet éditorial, de moyens humains et matériels, et de beaucoup de temps : deux mois de travail intensif.
    Cette liberté, c’est vous, lecteurs, qui nous la donnez, numéro après numéro depuis bientôt dix ans en achetant XXI. Vous êtes la dernière pièce du puzzle, celle qui permet tout.

    Laurent Beccaria

    http://www.revue21.fr Lire la suite ...
  • 2 January, 2017
    Atolls Pacifique

    Atolls Pacifique

    Les atolls du Pacifique face au changement climatique. Une comparaison Tuamotu-Kiribati de T. Bambridge et J.-P. Latouche cartographie d'Alexandre Nicolas aux Éditions Karthala.
    Les atolls du Pacifique face au changement climatique. Une comparaison Tuamotu-Kiribati
    Note de l'éditeur :
    Cet ouvrage pluridisciplinaire réunissant géographie, anthropologie, histoire et archéologie, est le premier à aborder d’une manière comparative l’avenir des atolls du Pacifique considéré du point de vue des sociétés qui y vivent et du ressenti de leurs habitants confrontés au changement climatique.
    Il présente les résultats d’enquêtes de terrain effectuées simultanément en 2015 dans l’archipel des Tuamotu en Polynésie française et dans celui des îles Gilbert en République de Kiribati. Des synthèses historiques sur les axes traditionnels de la résilience d’îles basses, très exposées aux risques cycloniques et aux submersions marines, complètent ces observations contemporaines pour souligner les dangers d’un développement économique oublieux de l’équilibre socio-environnemental et des effets potentiels du changement climatique.
    Ces analyses lancées à l’initiative de l’AFD (Agence française de développement) s’adressent autant à un public sensibilisé aux enjeux climatiques mondiaux qu’à des responsables et acteurs des politiques publiques. Au-delà des différences ponctuelles, elles témoignent du rejet d’ensemble des consignes internationales par des sociétés insulaires voulant demeurer libres de leur destin et s’appuyant sur l’expérience des savoirs traditionnels.
    Elles dégagent une orientation centrale pour le développement durable d’atolls situés en première ligne du risque climatique : éviter, dans un contexte de crise, que deux conceptions de la résilience, celle de la vision locale et celle des États, ne s’affrontent pour devenir antagonistes.

    Tamatoa Bambridge, directeur de recherches au CNRS, anthropologue au CRIOBE de Moorea, s’est spécialisé dans les questions foncières dans le monde polynésien.
    Jean-Paul Latouche, ethnographe au CNRS, a pu étudier pendant plusieurs années sur le terrain l’organisation socio-politique et l’histoire ancienne et contemporaine de Kiribati.

    Quelques cartes de l'ouvrage :
    Carte des Kiribati

    Carte des îles Tuamotu
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  • 1 January, 2017
    TimeBook 2017

    TimeBook 2017

    Time Book 2017 de Hélène de Virieu, Daniel Garcia, Matthieu Recarte, cartographie d'Alexandre Nicolas aux Éditions Les Arènes.Time Book 2017
    Note de l'éditeur :
    Le Time Book, c’est quoi ?
    250 dates à noter dans votre agenda pour 2017, les grands rendez-vous culturels, économiques, scientifiques, politiques.
    12 grands entretiens avec des penseurs, philosophes, géographes ou astrophysiciens… qui regardent l’avenir, voient clair et loin.
    Des centaines d’éclairages variés, des chiffres clés, des infographies pour comprendre le monde tel qu’il va.

    Un livre qui donne le goût de demain

    Une vraie mine d'or ce livre. La maquette et les infographies de Quintin Leeds sont superbes. On a envie de se plonger en 2017 avec une grosse envie d'apprendre et de partager. Société, géopoilitique, sciences et culture, cet objet non identifié est un bijou. - Le Cartographe


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  • 30 December, 2016
    XXI - N°36

    XXI - N°36

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de XXI. L'information grand format. Avec toujours Quintin Leeds et Sara Deux à la Maquette !
    Couverture du n°36 (Automne 2016) de la revue XXI
    XXI 36

     
    Éditorial :
    Au début des années 1990, l’expression « spectacle vivant » s’est imposée pour qualifier le théâtre, les concerts, le cirque, l’opéra, la danse ou les spectacles de rue. Autant de formes d’art qui offrent des sensations distinctes de celles, tout aussi intenses et fortes, que l’on peut éprouver au cinéma, devant un écran ou en écoutant de la musique enregistrée.
    C’est en référence à cette distinction que nous avons intitulé Les Ateliers de Couthures le « Festival du journalisme vivant ». Il s’agissait de proposer une autre forme d’expression du journalisme et une autre relation entre les journalistes et le public. Pas d’écran ou de papier. Une restitution de choses vues par les témoins et les journalistes, de plain-pied, avec simplicité.
    Dans le Manifeste XXI, il y a deux ans, nous citions le philosophe japonais Uchida Tatsuru : « Ce dont les médias ont besoin actuellement, c’est de chair. Pour que les médias reviennent à la vie, ils n’ont pas d’autre choix que de redevenir des êtres vivants. » Nous avons pu éprouver le sens et la profondeur de son intuition pendant trois jours, au cœur de l’été, dans le petit village de Couthures, au bord de la Garonne.
    Ce que nous avons vécu ensemble, festivaliers et professionnels, lecteurs et journalistes, bénévoles et témoins, de tous âges et de tous horizons, c’est la force de la présence et la nécessité de l’échange. En chair et en os. L’harmonie qui se dégageait de ces trois jours, la lumière, l’intensité, le parfum de l’air, la beauté de l’éphémère… Tout paraissait simple, loin du lamento sur la crise des médias, la société crispée ou des théories fumeuses sur la mutation numérique.
    Un des participants, Abou Jaffar, a témoigné sur son blog : « J’ai vécu un rêve d’analyste, un moment rare de pure plénitude intellectuelle. Sans cesse sollicité, défié, stimulé, au contact permanent d’esprits passionnés, je sors de ce séjour presque comme on sort d’une expérience spirituelle. En quelques heures, au soleil, au cœur d’un village transformé en un “think tank” géant, j’ai plus réfléchi, appris et douté qu’en bien des mois […] Ce rassemblement d’intelligence collective m’a rassuré sur nous, notre résilience, notre capacité à chercher des réponses, même douloureuses, même imparfaites. La richesse des échanges de ces jours et de ces nuits m’a convaincu que, tous, nous n’écrivons pas pour vous mais grâce à vous. »
    Pourquoi les intervenants ont-ils été aussi attentifs et les festivaliers aussi talentueux ? Un observateur malicieux a évoqué deux références. D’abord les Rencontres du Contadour, organisées dans les années 1930 par Jean Giono, un lieu de rencontres rituelles dans un hameau de montagne, rassemblant des poètes, des écrivains, des philosophes et des lecteurs : écouter de la musique, partager ses lectures et se promener en refaisant le monde… Ensuite, L’An 01, une BD de Gébé parue dans la foulée de Mai 68 et enrichie pendant quatre ans par les propositions des lecteurs, puis adaptée en film par Jacques Doillon, dont le sous-titre était : « On arrête tout, on réfléchit et c’est pas triste. » La BD racontait l’utopie d’un monde où tout serait questionné et remis à zéro.
    Nous vivons des temps de métamorphose, où les structures horizontales et pyramidales implosent, tandis que les médias s’affolent, sans boussoles. Smith Henderson, un écrivain américain, témoignait de cette perte de sens dans Libération : « Il suffit qu’un pseudo-expert soulève une polémique sur les réseaux sociaux pour que les télévisions s’en emparent et viennent lui demander d’en parler lui-même dans les talk-shows du soir. L’absurdité initiale de la polémique n’a bien sûr aucune importance : “Les gens en parlent”, par conséquent le sujet mérite d’être débattu jusqu’à la lie. Les bonds d’audience enregistrés par ces émissions les rendent irrésistibles. » Il est temps de dire « stop » et de proposer autre chose.
    Le Festival international du journalisme vivant est une utopie incarnée. À nous et à vous de la faire vivre, croître et s’enrichir. Nous avons quelques idées. Mais nous avons aussi besoin des vôtres. Pour XXI, l’été 2016 marque un point de départ vers de nouvelles aventures, à imaginer ensemble.
    Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry

    Site internet
    de la Revue XXI : http://www.revue21.fr/tous_les_numeros#n-36
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  • 19 November, 2016
    Allemand en France

    Allemand en France

    Comme un allemand en France ; Lettres inédites sous l'occupation 1940-1944 de Jeanne Guérout, Aurélie Luneau et Stefan Martens, cartographie d'Alexandre Nicolas aux Éditions L'Iconoclaste.


    Comme un allemand en France

    Note de l'éditeur :

    "Les Français ne bossent pas comme des imbéciles comme nous, ils prennent le temps pour tout et semblent, personnellement, plus heureux." Gottfried S. à sa femme, Lotte, 23 Mai 1941

    Ils sont 80 000 en 1941, près d’un million à la veille du débarquement en juin 1944. Issus de tous les milieux et de toutes les régions, certains quittent leur foyer pour la première fois. Cinq années durant, ces allemands qui occupent la France écrivent à leur familles, se confient à leurs journaux intimes, croquent leur quotidien dans des calepins, photographient les paysages.

    Avec le temps, leurs sentiments évoluent. Les lettres des premiers mois se veulent rassurantes, et même fanfaronnes ; peu à peu, le doute s’installe. Certains ont une foi absolue en Hitler. D’autres, tel le jeune soldat Heinrich Böll, futur prix Nobel de littérature dont les lettres sont traduites pour la première fois, sont gagnés par l’empathie et tissent des liens avec les Français.

    Il a fallu deux années de recherche en Allemagne pour trouver, sélectionner et rassembler ces écrits complètement inédits en France. Ils renouvellent de manière passionnante notre regard sur cette période. Entre les lignes se dessinent un nouveau visage de l’Occupant, plus complexe, plus subtil.

    Sous la plume des Allemands, une autre guerre nous est racontée.

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  • 27 June, 2016
    Les Amazoniens

    Les Amazoniens

    Les Amazoniens en sursis, de Nicolas Bourcier, cartographie d'Alexandre Nicolas aux Éditions Atelier Henry Dougier HD.
    Les Amazoniens en sursis
    Note de l'éditeur :
    L’Amazonie se meurt. On connaît l’antienne, mais elle prend une dimension dramatique depuis une quinzaine d’années. Déforestation, front agricole, garimpeiros, barrages, routes, trafics en tous genres, réforme du code forestier, modification des droits d’exploration minière… jamais les saignées n’ont été aussi profondes et menaçantes. Certains peuples indigènes résistent, d’autres dépérissent peu à peu ou se fondent dans une urbanisation effrénée et homogénéisante. Quant aux caboclos, ces métis à l’identité insaisissable et qui forment la plus grande communauté amazonienne, ils rappellent qu’ils ont, eux aussi, besoin de la nature pour survivre. Ce monde amazonien laisse entrevoir l’image inquiétante d’une grande plaie ouverte, comme un mal contagieux infectant lentement mais sûrement la planète tout entière. Une terre en proie à des bouleversements d’une ampleur inédite mais qui porte encore, et à chaque instant, l’humanité en apprentissage. Pour combien de temps ?

    Nicolas Bourcier, a été correspondant au Brésil du journal Le Monde, où il occupe désormais le desk Amérique du nord.

    Dans la même collection :

     Collection Lignes de vie d'un peuple

    La couverture est de la photographe et graphiste Céline Boyer (Série " Empreintes").

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  • 28 May, 2016
    XXI - N°34

    XXI - N°34

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de XXI. L'information grand format. Avec toujours Quintin Leeds et Sara Deux à la Maquette !
    Couverture du n°34 (Printemps 2016) de la revue XXI
    Couverture du n°34 (Printemps 2016) de la revue XXI
    Éditorial :
    Pour la quatrième fois depuis la création de XXI, Emmanuel Carrère participe à un numéro, sans oublier d’ajouter son reportage sur La Vie de Julie pour le n° 1 de 6Mois.
    Ce compagnonnage est précieux. Pour des raisons sentimentales d’abord. Emmanuel est le premier auteur à qui nous ayons parlé de XXI, le premier à avoir dit « banco » sur un coin de table. Ainsi est né son reportage sur Le Dernier des possédés, à l’origine de son grand livre sur Édouard Limonov.
    Il est aussi celui qui a suspendu l’écriture d’un roman pour filer en Californie sur les pas d’une junkie inconnue et d’une photographe tout aussi anonyme, Darcy Padilla, juste après que nous lui avons montré sur un ordinateur un portfolio en vrac.
    Emmanuel Carrère a une vertu qui n’est pas si courante chez les écrivains qui pratiquent le journalisme : il énonce les choses sans emphase. Chez lui, la forme ultime est simple à force d’être juste. À une époque où les opinions volent bas, il pratique le journalisme en cherchant continuellement à corriger par l’expérience vécue ce qu’il pensait avant de partir, au lieu de plaquer sur le réel des idées préconçues. Il refuse de se servir d’un reportage pour expliquer au lecteur ce qu’il faut en dire.
    La langue est un outil à la disposition du journaliste qu’il utilise avec plus ou moins de bonheur, de talent ou de liberté. La rédaction de brèves, la rubrique des chiens écrasés, la chronique, l’éditorial, le reportage, l’entretien ou l’enquête… Il n’y a pas de hiérarchie, de castes ou de label qui vaille.
    Auteur de livres couronnés par les prix littéraires d’automne et acclamés par la critique, Carrère estime que « le journalisme fait partie de la littérature comme la tragédie, le sonnet, le roman, l’essai ». Carrère refuse de s’inscrire dans une école. Il n’aime pas les étiquettes qui tentent, de manière plus ou moins acrobatique, de faire du journalisme littéraire une aristocratie qui s’attaquerait à des sujets nobles, avec une technique romanesque et un parti pris subjectif à outrance, comme ce que l’on a appelé « nouveau journalisme » et « journalisme gonzo » dans les années 1970, « creative nonfiction » aujourd’hui.
    Il revendique au contraire la pédagogie comme une vertu littéraire. « Je crois être capable de m’intéresser à tout, de la confection d’un pot de yoghourt aux rouages des crédits à la consommation, en passant par les boîtes de nuit à Moscou dans la Russie postsoviétique. Je ne veux pas tabler sur la connaissance du lecteur. L’explication doit venir dans le texte très naturellement sans qu’on ait l’impression que je fais un cours. C’est très délicat à faire et j’aime le faire. »
    Les lecteurs de D’autres vies que la mienne se souviennent des pages sur le surendettement qui permettaient de comprendre le travail des juges Étienne Rigal et Juliette Devynck. Rendre clair et accessible un réel compliqué est une gageure plus ardue qu’avoir recours à des artifices de fiction.
    D’où vient son attrait pour le journalisme, au point d’avouer qu’il « ne sait plus écrire que ce qui s’est passé » ? La saveur que procure le sentiment d’être à sa place en racontant la vie des autres. « Il y a un mystère que la fiction ne pourra jamais livrer là où, dans ce qui est documentaire, persiste une forme d’opacité du réel […] Il y a quelque chose du journalisme qui me paraît être aussi un lieu de l’intégrité, où l’on a à répondre de ce que l’on dit. Avec le réel, on engage vraiment sa responsabilité. »
    Il y a bien sûr chez lui un côté « faraud », qui lui joue parfois des tours et dont il se moque. Mais Emmanuel Carrère s’interpose d’abord entre le lecteur et le réel pour ne pas outrepasser ses droits. Il se refuse à imaginer ce qu’il se passe dans la tête d’autrui. Ce qu’il ressent, en revanche, lui appartient. Après toutes ces années d’écriture et d’aventures littéraires, il sait où il est. Aussi nous aimons bien quand Emmanuel Carrère s’interpose dans les pages de XXI. Il y est chez lui, avec vous.
    Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry

    Site internet
    de la Revue XXI : http://www.revue21.fr/tous_les_numeros#n-34
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  • 19 May, 2016
    Oser... et réussir

    Oser... et réussir

    Oser... et réussir, 75 aventures d’entrepreneurs dans l’Afrique de CFAO 1852-2016 de Raymond Lehideux-Vernimmen. Cartographie de Alexandre Nicolas aux Éditions l'Harmattan.
    Oser... et réussir de Raymond Lehideux-Vernimmen
    Note de l'éditeur :
    75 aventures authentiques.
    Tous les récits recueillis par Raymond Lehideux-Vernimmen sont authentiques. Ils émanent d’écrits inédits, rédigés par des entrepreneurs pour leur sphère privée : enfants, familles, amis…  Plusieurs de ces familles ont confié ces chroniques à l’auteur, à fin de publication. Les témoignages les plus contemporains sont le fruit d’interviews exclusives que Raymond Lehideux-Vernimmen a menées en France, en Europe et en Afrique, au cours des cinq dernières années. Ils couvrent le début du XXIe siècle et la dernière partie du XXe. Certains mettent en scène des personnalités notoires, d’autres d’illustres méconnus. Mais tous sont haletants, et complémentaires les uns des autres.    
    40 pays couverts  De l’Algérie à l’Afrique du Sud, du Sénégal aux îles de l’océan Indien, une quarantaine de pays et territoires forment le cadre de ces aventures d’entrepreneurs.  Le cœur du Continent n’est pas absent de cette épopée collective, loin s’en faut : le golfe de Guinée, le Gabon, le Congo, la RDC, la Centrafrique, le Sahel, les Grands lacs, l’Ouganda, le Kenya, le Malawi… participent pleinement à la mise en lumière de l’Afrique vivante, dans toute sa diversité.
    L’Histoire mise en perspective.
    La présentation des chroniques individuelles suit le cours de la « grande » Histoire. Mais de l’Histoire vue d’Afrique, vécue en Afrique par ses acteurs de terrain. Cette perspective inédite est totalement différente de celle que les écoles enseignent.
    Les bouleversements à portée planétaire (guerres mondiales, krachs boursiers, guerre froide…), et les renversements à portée locale (indépendances, dévaluations, coups d’Etat…) s’entrechoquent dans la vie quotidienne des entreprises qu’ils affectent. Raymond Lehideux-Vernimmen prend soin de situer ces événements, les uns par rapport aux autres, afin de bien faire comprendre les ressentis des entrepreneurstémoins.
    L’auteur met également en relief l’impact des innovations qui sont nées des grandes ruptures de l’Histoire : accélérations technologiques, raccourcissements des temps de transport, métamorphoses des télécommunications et mondialisation du commerce. Au sortir de chaque période de conflit, ces révolutions ont galvanisé la créativité des entrepreneurs et dopé le développement de l’Afrique.
    300 entreprises et 350 personnalités citées.
    De A, pour Aéromaritime ou Africa on Line, à Z, pour Zodiac, plus de 300 entreprises et organismes sont cités dans ce livre. Vous les retrouverez facilement grâce à un index alphabétique. De même, 350 personnalités africaines et internationales sont mises en lumière et répertoriées dans un second index.

    Présentation de l'auteur : Publicitaire et homme de média, passionné de l'Afrique, Raymond Lehideux-Vernimmen a partagé sa vie professionnelle entre la France, l'Europe et le continent noir, où il s'est expatrié à trois reprises.
    Pour le compte de grands groupes anglo-saxons, ses activités y ont couvert 31 pays. Il y a créé et dirigé plusieurs entreprises, avant de rejoindre CFAO - de 2002 à 2008 - afin d’y mettre en place sa Direction de la Communication. Il a formé de nombreux Africains à ses métiers, en tant qu’employeur, enseignant vacataire en grande école, conférencier, consultant et Conseiller du Commerce extérieur de la France.

    Oser... et réussir carte
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  • 18 May, 2016
    Royaumes d’aventure

    Royaumes d’aventure

    Royaumes d’aventure. Ils ont fondé leur propre État de Bruno Fuligni, cartographie d'Alexandre Nicolas aux Éditions Les ArènesRoyaumes d’aventure
    Note de l'éditeur :

    Les destins incroyables d’hommes qui voulurent être rois.

    Avez-vous déjà visité le royaume de Redonda, les principautés de Seborga, de Hutt River ou de Sealand, la république de Counani, le Liberland, le royaume de Bir Tawil ou encore l’État gay et lesbien de Cato ?

    À côté des États universellement reconnus, un univers insoupçonné reste à explorer : le monde des micronations, avec leurs drapeaux, leurs monnaies, leurs gouvernements autoproclamés. Des royaumes pirates du XVIIIe siècle aux pays virtuels sur Internet, cet atlas vous invite à un fabuleux voyage dans l’espace et dans le temps, à la découverte de quatre cents pays mystérieux et secrets :

    Des îles lointaines, où marins, flibustiers, naufragés sont devenus rois ; Des empires éphémères, constitués par des aventuriers en marge de la conquête de l’Ouest et de la colonisation ; Des enclaves oubliées, permettant à des intellectuels astucieux de proclamer l’indépendance de leur village, de leur quartier, de leur maison, voire d’un territoire artificiel ou immatériel. Autant d’histoires authentiques et foisonnantes, toutes orientées vers ce grand rêve de liberté qu’exprime aujourd’hui le phénomène micronational.

    Bruno Fuligni, écrivain, historien, haut fonctionnaire, maître de conférences à Sciences Po, a publié dix-huit livres sur l’histoire politique et policière française. Après avoir dirigé Dans les secrets de la police et Dans les archives inédites des services secrets (L’Iconoclaste), et signé Le Livre des espions (L'Iconoclaste), il vient de publier Secrets d’État chez le même éditeur.

    Carte des micronations d'hier et d'aujourd'hui
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