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Auteur

anicolas

 

Alexandre Nicolas :

Cartographe - géomaticien,

ancien officier géographe

du Ministère de la Défense.

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AUTEUR

Interview de Christian Grataloup dans le journal Les Échos (Pascale-Marie Deschamps), daté du 28 mai 2014.

Christain Grataloup (O.Roller)

Christian Grataloup

 

Christian Grataloup : "Il faut désormais penser l’histoire à l’échelle de l’humanité, dans un « nous » global"

Depuis quand les hommes voyagent-ils, comment les routes ont-elles été tracées, quel impact ont-elles sur l’économie et la société ? Réponses de Christian Grataloup, spécialiste de géohistoire et l'un des promoteurs de l’histoire globale, professeur à l’université Paris VII-Denis-Diderot et à Sciences Po...
 

Quand les hommes ont-ils commencé à tracer la route ?

D’abord, la route n’est pas, comme on le pense souvent, synonyme d’infrastructures. Longtemps elle a été tout simplement un chemin par où l’on pouvait passer, avec le sentiment qu’au-delà du col, de la forêt, il existait d’autres sociétés et d’autres produits que l’on pourrait échanger. En témoigne le vase de Vix, découvert en 1953 près de Châtillon-sur-Seine (Côte d’or). On a retrouvé cet objet cultuel grec d’une facture remarquable, haut d’un mètre quarante-cinq sur autant de large, dans la tombe d’une princesse gauloise inhumée cinq siècles av. J.-C. Les sociétés méditerranéennes commerçaient avec celles du nord, des peuples encore néolithiques, pour échanger leurs produits manufacturés contre l’étain, nécessaire à la fabrication du bronze, et les esclaves qui compensaient leur déficit chronique de main-d’œuvre. Certains chemins plus anciens encore ont désormais disparu. Entre 50 000 et 15 000 ans avant notre ère, le niveau des mers était inférieur de 150 mètres à ce qu’il est aujourd’hui. Grande-Bretagne et Japon n’étaient pas des îles, Australie et Nouvelle-Guinée n’en formaient qu’une seule. Il y a douze mille ans, on passait à pied sec le détroit de Béring, d’où cet arc linguistique « sibérien » qui relie certains peuples de la Sibérie aux Amériques en passant par l’Alaska.

 

Les routes maritimes sont-elles aussi anciennes ?

Tout à fait. On a retrouvé en Crète des silex taillés il y a 100 000 ans, alors que cette île s’est détachée du continent il y a deux millions d’années ! L’Australie a été peuplée 40 000 ans av. J.C., par la mer forcément. On sait aussi désormais à quel point les Polynésiens ont été de grands navigateurs. Leurs pilotes « lisaient » la mer comme les Touareg le désert. Ils repéraient les atolls de très loin grâce aux légères brumes qui flottent au-dessus, et se guidaient au goût de l’eau. Ils ont même laissé des cartes-maquettes où figuraient îles et étoiles. Ils ont quitté la Chine environ 3 000 ans avant notre ère et ont petit à petit gagné Taiwan, les Philippines, la Malaisie, l’Indonésie pour atteindre Madagascar et la Nouvelle-Guinée cinq siècles av. J.-C., puis Tahiti au début de notre ère et enfin l’île de Pâques. Ils pourraient même avoir atteint l’Amérique du Sud en suivant vents et courants. Au VIIIe siècle, ils avaient parcouru le Pacifique et l’océan Indien, soit les deux tiers de la planète ! Cela relativise quelque peu « les découvertes » occidentales des siècles suivants.

 

Quand les Européens se mettent-ils à naviguer ?

Ils commencent à explorer les mers et à construire des bateaux d’une plus haute technicité vers la fin du XIIIe siècle. Etroites et rapides, des galères de Venise atteignent Bruges. Cela leur permet d’éviter les routes terrestres et leurs nombreux obstacles, en particulier les forêts. Si les foires de Champagne, par exemple, ont eu un si grand succès à partir du XIIe siècle, c’est en partie parce que cette région était peu boisée. Les marchands y étaient plus en sécurité. Et puis ces itinérants n’aiment pas non plus qu’on les taxe, ce que font les souverains français. Aussi vont-ils contourner le royaume, par la mer d’une part, et par la vallée du Rhin d’autre part. C’est ainsi que se formera ce que le géographe Roger Brunet appellera en 1989 « la banane bleue » ou « dorsale européenne », ce célèbre croissant économique qui relie Londres à Milan… en évitant soigneusement la France.

 

Parallèlement se développe la route de la soie… Peut-on déjà parler de mondialisation ?

En quelque sorte. Elle est très ancienne. César connaît déjà la soie, un produit extrêmement coûteux à l’époque, dont la Chine a détenu le monopole jusqu’au VIe siècle. Les sociétés « à pattes » (éleveurs nomades) maîtrisent la route entre les mondes chinois et romain, sociétés « à racines » (agriculteurs sédentaires), et se renforcent à chaque fois que les empires enracinés s’affaiblissent. Les Mongols ont ainsi détruit Bagdad en 1258 et ont poussé jusqu’en Pologne. A son apogée, l’empire de Gengis Khan s’étendait entre l’Europe de l’Ouest et le Japon. Il a su transformer des routes nomades en territoire politique et en optimiser les échanges commerciaux en instaurant une pax mongolica fondée sur la mise en scène de la terreur : tas de crânes au bord des routes, humiliation des voyageurs, etc. Mais ce régime et la prospérité qu’il a apportée au long du XIIIe siècle ont permis à Marco Polo de se rendre en Chine, à l’imprimerie, la poudre à canon, etc., de se diffuser et à l’Europe de financer ses cathédrales. Seulement la mondialisation des biens et des personnes s’accompagne toujours de celle des maladies : au XIVe siècle, c’est la peste noire. L’Europe y a perdu un tiers de sa population, l’empire mongol s’est désarticulé et la route de la soie est redevenue périlleuse…

 

C’est la peste noire qui provoque la recherche d’autres routes… et la découverte de l’Amérique ?

Indirectement, oui. Aux XIIIe et XIVe siècles, l’élite européenne découvre le sucre et y prend goût. Et comme les autres épices, il faut de l’or pour le payer. Le mobile est assez puissant pour stimuler les aventuriers. Au XVe, les Européens cherchent donc une route vers l’Asie pour contourner le Moyen-Orient alors aux mains des Turcs, tandis que les Chinois cherchent une route maritime car la voie terrestre fonctionne mal. La Chine veut aussi faire la démonstration de sa puissance et susciter les allégeances. Mais les aventures des uns et des autres n’auront pas le même impact. La Chine, en effet, ne fait pas de réelle découverte. La célèbre flotte de Zhen He et ses 30 000 hommes (contre 105 marins pour Colomb) va suivre les vents de mousson qui la porteront jusqu’au Mozambique, mais ce sont des routes maritimes déjà millénaires. Les Européens, eux, ont commencé à explorer l’Atlantique dès la fin du XIVe siècle. Ils sont déjà à Madère et aux Açores. Surtout, les missions chinoises sont étatiques contrairement aux aventures européennes qui sont privées et bénéficient de la concurrence. Ainsi, lorsque Christophe Colomb se fait rabrouer par le roi du Portugal qui juge son projet irréaliste, peut-il se tourner vers celui d’Espagne et envoyer son frère cadet plaider sa cause auprès du roi de France. Tandis que, quand en 1432 la Chine décide d’interrompre les expéditions maritimes (la capitale s’est déplacée de Nankin à Pékin pour faire face au péril du Nord et les ressources sont désormais allouées à la défense de l’empire), les navigateurs n’auront pas le moindre recours. Les chantiers navals et les cartes maritimes sont détruits. La Chine se replie sur elle-même. C’en est fini de la découverte du monde.

 

Les Européens s’enorgueillissent de la découverte de l’Amérique. Mais aujourd’hui de nombreux pays lui contestent cette première. Ont-ils des raisons d’avoir raison ?

L’acte essentiel pour la connaissance de notre monde est sans conteste le franchissement de l’Atlantique par Christophe Colomb parce que cette route n’existait pas et qu’on ignorait l’existence du continent américain. Cette découverte fait donc l’objet de nombreux fantasmes. On a pu ainsi lire sous la plume du Britannique Gavin Menzies que les jonques de Zheng He avaient poussé jusqu’aux Amériques. Mais si c’était vrai, on trouverait des traces de leur passage. Ce qui n’est pas le cas à ce jour. Les Vikings aussi ont été jusqu’au Labrador en passant par les Hébrides, l’Islande, le Groenland, baptisée « terre verte » car le climat d’alors y permettait l’élevage. Mais le petit âge glaciaire du XIIIe siècle bloque le passage et l’Islande devient le terminus. On enseigne aussi aux écoliers sénégalais, sur la base d’une unique chronique arabe, que le prédécesseur du richissime empereur Moussa du Mali aurait envoyé 1 000 pirogues vers l’ouest au XIIIe siècle, dont l’une aurait atteint le Brésil. Pourquoi pas : les vents soufflent d’est en ouest et 3 000 km seulement séparent le Cap Vert de la pointe nord-est du pays ; c’est la partie la moins large de l’Atlantique. Mais là encore, cette « découverte » n’a laissé aucune trace et, surtout, il n’y a pas eu de « retour »…

 

C’est donc le retour de Christophe Colomb qui fait de sa traversée une véritable première ?

Oui, car ce n’est pas tant le premier voyage de 1492 qui est important, que le second, celui de 1493. Non seulement Christophe Colomb est revenu au Portugal, mais il repart, cette fois avec dix-sept belles caravelles toutes neuves, au lieu des trois navires d’occasion du premier voyage. On peut alors véritablement parler de « route » car un lien est créé.

 

Ensuite commencera la grande épopée des Compagnies des Indes… Encore une histoire de concurrence ?

Une histoire de concurrence qui sera la matrice même du capitalisme actuel. Au XVIe siècle les Espagnols et les Portugais règnent sur le Nouveau Monde, Venise contrôle encore la Méditerranée, mais son commerce est affaibli par les routes atlantiques. Au fil des guerres, les Hollandais s’affranchissent petit à petit de l’empire espagnol. Ils en viennent à financer leurs propres campagnes d’épices et fondent en 1602 la Compagnie unie des Indes Orientales (VOC). Une initiative de l’Etat financée par les bourgeois d’Amsterdam qui achètent des parts de la compagnie et se les échangent. C’est l’ancêtre de la Bourse. Ces expéditions sont en effet à la fois très coûteuses et très risquées, d’où le partage des risques. Les Anglais imitent les Hollandais, suivis des Français. Ainsi naît Lorient, anciennement Port-Louis. Ces courses vers les Indes vont considérablement enrichir l’Europe qui va pouvoir ainsi s’offrir le reste du monde – la colonisation – et financer ensuite la Révolution industrielle. La suite c’est ce nationalisme forcené qui conduira aux catastrophes suicidaires des deux Guerres mondiales.

 

L’Europe a conquis le monde. Mais avec le réveil des anciens empires (Inde, Chine) et l’émergence de nouveaux pays (Brésil), ses représentations géographiques, économiques, culturelles sont désormais en concurrence. Quels en sont les enjeux ?

Pour les historiens cela se traduit par une nouvelle approche qu’on appelle l’« histoire globale ». C’est une manière de replacer l’histoire européenne dans un ensemble plus large. Jusqu’ici ils considéraient le monde comme si eux seuls avaient une histoire – les autres n’étant que des « civilisations » intemporelles, comme si d’histoire ils n’en avaient pas. Notre description du monde et son découpage temporel et géographique procèdent en effet de conventions arbitraires : le Moyen Age n’a aucun sens pour les Chinois ou les Indiens. Les océans Pacifique et Atlantique ne forment qu’une seule masse liquide. Ce sont les encyclopédistes du XVIIIe siècle qui ont fait de l’Oural la limite de l’Europe et de la Mer Rouge la limite entre l’Asie et l’Afrique. Auparavant c’était le Nil… etc. Ces catégories sont certes utiles pour nos hommes d’affaires et assureurs, mais elles ne nous renseignent pas sur les visions que les autres ont du monde et ne nous aident pas à les comprendre. Au-delà, il s’agit désormais de penser l’histoire à l’échelle de l’humanité, non pas dans un face à face « nous et les autres », mais dans un « nous » global. L’humanité n’a pas d’ennemis, elle n’a que des problèmes – des ressources limitées dans un espace dégradé – qu’elle ne peut résoudre que globalement.

 

A lire :

L'Atlas global, sous la direction de Christian Grataloup et Gilles Fumey, conception et réalisation de la cartographie Alexandre Nicolas aux Éditions Les Arènes. Direction artistique de Quintin Leeds.

L'Atlas Global

 

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Derniers Ouvrages

  • 25 April, 2017
    Plans de ville

    Plans de ville

    Offices de tourisme, sociétés de consulting, sociétés immobilières, maisons d'édition, vous êtes nombreux à me solliciter afin de concevoir des plans de villes. Voici donc quelques exemples de plans réalisés récemment. Un plan réussi étant un délicat mélange entre la qualité des données géographiques et l'esthétique.

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    Bergerac (plan de ville réalisé pour une société de marketing/communication)
    Plan ville Bergerac site 0

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  • 22 March, 2017
    XXI - 37

    XXI - 37

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de XXI. L'information grand format. Quintin Leeds et Sara Deux à la Maquette ont encore fait des merveilles. Ce numéro est passionnant et le reportage sur Aloïs Bruner est exceptionnel.
    Couverture du n°37 (Hiver 2017) de la revue XXI
    Couverture du n°37 (Hiver 2017) de la revue XXI

    Note de l'éditeur concernant ce n° :
    Un scoop est comme un puzzle.
    Tout commence par une discussion à bâtons rompus, un jour d’octobre à Istanbul. Hedi Aouidj, un journaliste free-lance qui couvre le conflit syrien depuis plusieurs années, sursaute quand un « fixeur » (à la fois interprète et assistant) évoque une relation qui aurait bien connu un certain « Fischer », protégé par le régime de Damas. Fischer… Hedi connaît ce nom… C’est le pseudonyme d’Aloïs Brunner, l’un des nazis les plus recherchés depuis 1945. Le reporter remonte aussitôt le fil qui conduit en Jordanie. C’est la première pièce du puzzle : il faut un journaliste sur le terrain, cultivé et attentif.
    Hedi Aouidj a déjà publié dans XXI un reportage, « La Couveuse de Daech », sur un étudiant syrien qui avait partagé son cachot avec des éclopés de la vie, de pauvres types devenus par la suite des hommes forts de l’État islamique. Il appelle le rédacteur en chef de XXI. On est un mercredi : « Va en Jordanie ! » Le vendredi, Mathieu Palain, un membre de la rédaction de XXI, est mis au parfum. Le samedi, Hedi Aouidj arrive à Irbid, en Jordanie. C’est la deuxième pièce du puzzle : il faut une rédaction qui ait les moyens de financer « pour voir » un voyage qui peut faire « pschitt », un journal qui mobilise tout de suite ses forces.
    Pendant quinze jours, un duo se met en place. Hedi gagne la confiance de plusieurs sources, accumule les rendez-vous et les entretiens dans une petite pièce, à l’abri des oreilles indiscrètes, et retranscrit les témoignages. Par messagerie, il envoie chaque soir les scripts des entretiens. À Paris, Mathieu se gave de documentation, confesse le gendarme qui pendant douze ans a mené la traque, voit le juge d’instruction, sollicite Serge Klarsfeld qui ouvre ses archives. Et envoie des listes de questions, de détails à recouper ou à vérifier. C’est la troisième pièce du puzzle : il faut un travail minutieux pour renverser la méfiance, recouper tous les indices, traquer les récits trop parfaits, questionner les blancs. Le journalisme a besoin de temps et de ce carburant impalpable qu’on appelle l’envie.
    Tout se met en place. L’enquête est bouclée. À peine descendu de l’avion, Hedi Aouidj file à la rédaction de XXI pour dégager un plan avec Mathieu Palain. Quelques jours plus tard, une « V-1 » est mise en forme, un premier jet qui sera repris une dizaine de fois par les journalistes, la rédaction en chef, le secrétariat de rédaction et la direction artistique. C’est la quatrième pièce du puzzle : il faut une méthode et une exigence pour rendre intelligible, vivant et clair un immense jeu de pistes de soixante ans.
    Le texte passionne toute la rédaction. Une présentation particulière est décidée : la maquette est bouleversée. Un bandeau en couverture affiche l’histoire terrible d’un homme qui se vantait d’avoir tué « plus de vingt-cinq mille juifs français » et qui a mis son savoir-faire de nazi au service du clan Assad. Le tirage de XXI est augmenté. Pour éviter que l’information soit dénaturée, un embargo est imposé. C’est la cinquième pièce du puzzle. Il faut savoir rompre les habitudes pour s’adapter et accompagner les lecteurs.
    Ces cinq pièces de puzzle forment un tout. Le hasard et l’amitié y jouent un rôle important. Mais la méthode et la structure permettent de transformer une indiscrétion en information tangible et indiscutable. Pour cela, le journalisme a besoin d’un projet éditorial, de moyens humains et matériels, et de beaucoup de temps : deux mois de travail intensif.
    Cette liberté, c’est vous, lecteurs, qui nous la donnez, numéro après numéro depuis bientôt dix ans en achetant XXI. Vous êtes la dernière pièce du puzzle, celle qui permet tout.

    Laurent Beccaria

    http://www.revue21.fr Lire la suite ...
  • 2 January, 2017
    Atolls Pacifique

    Atolls Pacifique

    Les atolls du Pacifique face au changement climatique. Une comparaison Tuamotu-Kiribati de T. Bambridge et J.-P. Latouche cartographie d'Alexandre Nicolas aux Éditions Karthala.
    Les atolls du Pacifique face au changement climatique. Une comparaison Tuamotu-Kiribati
    Note de l'éditeur :
    Cet ouvrage pluridisciplinaire réunissant géographie, anthropologie, histoire et archéologie, est le premier à aborder d’une manière comparative l’avenir des atolls du Pacifique considéré du point de vue des sociétés qui y vivent et du ressenti de leurs habitants confrontés au changement climatique.
    Il présente les résultats d’enquêtes de terrain effectuées simultanément en 2015 dans l’archipel des Tuamotu en Polynésie française et dans celui des îles Gilbert en République de Kiribati. Des synthèses historiques sur les axes traditionnels de la résilience d’îles basses, très exposées aux risques cycloniques et aux submersions marines, complètent ces observations contemporaines pour souligner les dangers d’un développement économique oublieux de l’équilibre socio-environnemental et des effets potentiels du changement climatique.
    Ces analyses lancées à l’initiative de l’AFD (Agence française de développement) s’adressent autant à un public sensibilisé aux enjeux climatiques mondiaux qu’à des responsables et acteurs des politiques publiques. Au-delà des différences ponctuelles, elles témoignent du rejet d’ensemble des consignes internationales par des sociétés insulaires voulant demeurer libres de leur destin et s’appuyant sur l’expérience des savoirs traditionnels.
    Elles dégagent une orientation centrale pour le développement durable d’atolls situés en première ligne du risque climatique : éviter, dans un contexte de crise, que deux conceptions de la résilience, celle de la vision locale et celle des États, ne s’affrontent pour devenir antagonistes.

    Tamatoa Bambridge, directeur de recherches au CNRS, anthropologue au CRIOBE de Moorea, s’est spécialisé dans les questions foncières dans le monde polynésien.
    Jean-Paul Latouche, ethnographe au CNRS, a pu étudier pendant plusieurs années sur le terrain l’organisation socio-politique et l’histoire ancienne et contemporaine de Kiribati.

    Quelques cartes de l'ouvrage :
    Carte des Kiribati

    Carte des îles Tuamotu
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  • 1 January, 2017
    TimeBook 2017

    TimeBook 2017

    Time Book 2017 de Hélène de Virieu, Daniel Garcia, Matthieu Recarte, cartographie d'Alexandre Nicolas aux Éditions Les Arènes.Time Book 2017
    Note de l'éditeur :
    Le Time Book, c’est quoi ?
    250 dates à noter dans votre agenda pour 2017, les grands rendez-vous culturels, économiques, scientifiques, politiques.
    12 grands entretiens avec des penseurs, philosophes, géographes ou astrophysiciens… qui regardent l’avenir, voient clair et loin.
    Des centaines d’éclairages variés, des chiffres clés, des infographies pour comprendre le monde tel qu’il va.

    Un livre qui donne le goût de demain

    Une vraie mine d'or ce livre. La maquette et les infographies de Quintin Leeds sont superbes. On a envie de se plonger en 2017 avec une grosse envie d'apprendre et de partager. Société, géopoilitique, sciences et culture, cet objet non identifié est un bijou. - Le Cartographe


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  • 30 December, 2016
    XXI - N°36

    XXI - N°36

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de XXI. L'information grand format. Avec toujours Quintin Leeds et Sara Deux à la Maquette !
    Couverture du n°36 (Automne 2016) de la revue XXI
    XXI 36

     
    Éditorial :
    Au début des années 1990, l’expression « spectacle vivant » s’est imposée pour qualifier le théâtre, les concerts, le cirque, l’opéra, la danse ou les spectacles de rue. Autant de formes d’art qui offrent des sensations distinctes de celles, tout aussi intenses et fortes, que l’on peut éprouver au cinéma, devant un écran ou en écoutant de la musique enregistrée.
    C’est en référence à cette distinction que nous avons intitulé Les Ateliers de Couthures le « Festival du journalisme vivant ». Il s’agissait de proposer une autre forme d’expression du journalisme et une autre relation entre les journalistes et le public. Pas d’écran ou de papier. Une restitution de choses vues par les témoins et les journalistes, de plain-pied, avec simplicité.
    Dans le Manifeste XXI, il y a deux ans, nous citions le philosophe japonais Uchida Tatsuru : « Ce dont les médias ont besoin actuellement, c’est de chair. Pour que les médias reviennent à la vie, ils n’ont pas d’autre choix que de redevenir des êtres vivants. » Nous avons pu éprouver le sens et la profondeur de son intuition pendant trois jours, au cœur de l’été, dans le petit village de Couthures, au bord de la Garonne.
    Ce que nous avons vécu ensemble, festivaliers et professionnels, lecteurs et journalistes, bénévoles et témoins, de tous âges et de tous horizons, c’est la force de la présence et la nécessité de l’échange. En chair et en os. L’harmonie qui se dégageait de ces trois jours, la lumière, l’intensité, le parfum de l’air, la beauté de l’éphémère… Tout paraissait simple, loin du lamento sur la crise des médias, la société crispée ou des théories fumeuses sur la mutation numérique.
    Un des participants, Abou Jaffar, a témoigné sur son blog : « J’ai vécu un rêve d’analyste, un moment rare de pure plénitude intellectuelle. Sans cesse sollicité, défié, stimulé, au contact permanent d’esprits passionnés, je sors de ce séjour presque comme on sort d’une expérience spirituelle. En quelques heures, au soleil, au cœur d’un village transformé en un “think tank” géant, j’ai plus réfléchi, appris et douté qu’en bien des mois […] Ce rassemblement d’intelligence collective m’a rassuré sur nous, notre résilience, notre capacité à chercher des réponses, même douloureuses, même imparfaites. La richesse des échanges de ces jours et de ces nuits m’a convaincu que, tous, nous n’écrivons pas pour vous mais grâce à vous. »
    Pourquoi les intervenants ont-ils été aussi attentifs et les festivaliers aussi talentueux ? Un observateur malicieux a évoqué deux références. D’abord les Rencontres du Contadour, organisées dans les années 1930 par Jean Giono, un lieu de rencontres rituelles dans un hameau de montagne, rassemblant des poètes, des écrivains, des philosophes et des lecteurs : écouter de la musique, partager ses lectures et se promener en refaisant le monde… Ensuite, L’An 01, une BD de Gébé parue dans la foulée de Mai 68 et enrichie pendant quatre ans par les propositions des lecteurs, puis adaptée en film par Jacques Doillon, dont le sous-titre était : « On arrête tout, on réfléchit et c’est pas triste. » La BD racontait l’utopie d’un monde où tout serait questionné et remis à zéro.
    Nous vivons des temps de métamorphose, où les structures horizontales et pyramidales implosent, tandis que les médias s’affolent, sans boussoles. Smith Henderson, un écrivain américain, témoignait de cette perte de sens dans Libération : « Il suffit qu’un pseudo-expert soulève une polémique sur les réseaux sociaux pour que les télévisions s’en emparent et viennent lui demander d’en parler lui-même dans les talk-shows du soir. L’absurdité initiale de la polémique n’a bien sûr aucune importance : “Les gens en parlent”, par conséquent le sujet mérite d’être débattu jusqu’à la lie. Les bonds d’audience enregistrés par ces émissions les rendent irrésistibles. » Il est temps de dire « stop » et de proposer autre chose.
    Le Festival international du journalisme vivant est une utopie incarnée. À nous et à vous de la faire vivre, croître et s’enrichir. Nous avons quelques idées. Mais nous avons aussi besoin des vôtres. Pour XXI, l’été 2016 marque un point de départ vers de nouvelles aventures, à imaginer ensemble.
    Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry

    Site internet
    de la Revue XXI : http://www.revue21.fr/tous_les_numeros#n-36
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  • 19 November, 2016
    Allemand en France

    Allemand en France

    Comme un allemand en France ; Lettres inédites sous l'occupation 1940-1944 de Jeanne Guérout, Aurélie Luneau et Stefan Martens, cartographie d'Alexandre Nicolas aux Éditions L'Iconoclaste.


    Comme un allemand en France

    Note de l'éditeur :

    "Les Français ne bossent pas comme des imbéciles comme nous, ils prennent le temps pour tout et semblent, personnellement, plus heureux." Gottfried S. à sa femme, Lotte, 23 Mai 1941

    Ils sont 80 000 en 1941, près d’un million à la veille du débarquement en juin 1944. Issus de tous les milieux et de toutes les régions, certains quittent leur foyer pour la première fois. Cinq années durant, ces allemands qui occupent la France écrivent à leur familles, se confient à leurs journaux intimes, croquent leur quotidien dans des calepins, photographient les paysages.

    Avec le temps, leurs sentiments évoluent. Les lettres des premiers mois se veulent rassurantes, et même fanfaronnes ; peu à peu, le doute s’installe. Certains ont une foi absolue en Hitler. D’autres, tel le jeune soldat Heinrich Böll, futur prix Nobel de littérature dont les lettres sont traduites pour la première fois, sont gagnés par l’empathie et tissent des liens avec les Français.

    Il a fallu deux années de recherche en Allemagne pour trouver, sélectionner et rassembler ces écrits complètement inédits en France. Ils renouvellent de manière passionnante notre regard sur cette période. Entre les lignes se dessinent un nouveau visage de l’Occupant, plus complexe, plus subtil.

    Sous la plume des Allemands, une autre guerre nous est racontée.

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  • 27 June, 2016
    Les Amazoniens

    Les Amazoniens

    Les Amazoniens en sursis, de Nicolas Bourcier, cartographie d'Alexandre Nicolas aux Éditions Atelier Henry Dougier HD.
    Les Amazoniens en sursis
    Note de l'éditeur :
    L’Amazonie se meurt. On connaît l’antienne, mais elle prend une dimension dramatique depuis une quinzaine d’années. Déforestation, front agricole, garimpeiros, barrages, routes, trafics en tous genres, réforme du code forestier, modification des droits d’exploration minière… jamais les saignées n’ont été aussi profondes et menaçantes. Certains peuples indigènes résistent, d’autres dépérissent peu à peu ou se fondent dans une urbanisation effrénée et homogénéisante. Quant aux caboclos, ces métis à l’identité insaisissable et qui forment la plus grande communauté amazonienne, ils rappellent qu’ils ont, eux aussi, besoin de la nature pour survivre. Ce monde amazonien laisse entrevoir l’image inquiétante d’une grande plaie ouverte, comme un mal contagieux infectant lentement mais sûrement la planète tout entière. Une terre en proie à des bouleversements d’une ampleur inédite mais qui porte encore, et à chaque instant, l’humanité en apprentissage. Pour combien de temps ?

    Nicolas Bourcier, a été correspondant au Brésil du journal Le Monde, où il occupe désormais le desk Amérique du nord.

    Dans la même collection :

     Collection Lignes de vie d'un peuple

    La couverture est de la photographe et graphiste Céline Boyer (Série " Empreintes").

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  • 28 May, 2016
    XXI - N°34

    XXI - N°34

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de XXI. L'information grand format. Avec toujours Quintin Leeds et Sara Deux à la Maquette !
    Couverture du n°34 (Printemps 2016) de la revue XXI
    Couverture du n°34 (Printemps 2016) de la revue XXI
    Éditorial :
    Pour la quatrième fois depuis la création de XXI, Emmanuel Carrère participe à un numéro, sans oublier d’ajouter son reportage sur La Vie de Julie pour le n° 1 de 6Mois.
    Ce compagnonnage est précieux. Pour des raisons sentimentales d’abord. Emmanuel est le premier auteur à qui nous ayons parlé de XXI, le premier à avoir dit « banco » sur un coin de table. Ainsi est né son reportage sur Le Dernier des possédés, à l’origine de son grand livre sur Édouard Limonov.
    Il est aussi celui qui a suspendu l’écriture d’un roman pour filer en Californie sur les pas d’une junkie inconnue et d’une photographe tout aussi anonyme, Darcy Padilla, juste après que nous lui avons montré sur un ordinateur un portfolio en vrac.
    Emmanuel Carrère a une vertu qui n’est pas si courante chez les écrivains qui pratiquent le journalisme : il énonce les choses sans emphase. Chez lui, la forme ultime est simple à force d’être juste. À une époque où les opinions volent bas, il pratique le journalisme en cherchant continuellement à corriger par l’expérience vécue ce qu’il pensait avant de partir, au lieu de plaquer sur le réel des idées préconçues. Il refuse de se servir d’un reportage pour expliquer au lecteur ce qu’il faut en dire.
    La langue est un outil à la disposition du journaliste qu’il utilise avec plus ou moins de bonheur, de talent ou de liberté. La rédaction de brèves, la rubrique des chiens écrasés, la chronique, l’éditorial, le reportage, l’entretien ou l’enquête… Il n’y a pas de hiérarchie, de castes ou de label qui vaille.
    Auteur de livres couronnés par les prix littéraires d’automne et acclamés par la critique, Carrère estime que « le journalisme fait partie de la littérature comme la tragédie, le sonnet, le roman, l’essai ». Carrère refuse de s’inscrire dans une école. Il n’aime pas les étiquettes qui tentent, de manière plus ou moins acrobatique, de faire du journalisme littéraire une aristocratie qui s’attaquerait à des sujets nobles, avec une technique romanesque et un parti pris subjectif à outrance, comme ce que l’on a appelé « nouveau journalisme » et « journalisme gonzo » dans les années 1970, « creative nonfiction » aujourd’hui.
    Il revendique au contraire la pédagogie comme une vertu littéraire. « Je crois être capable de m’intéresser à tout, de la confection d’un pot de yoghourt aux rouages des crédits à la consommation, en passant par les boîtes de nuit à Moscou dans la Russie postsoviétique. Je ne veux pas tabler sur la connaissance du lecteur. L’explication doit venir dans le texte très naturellement sans qu’on ait l’impression que je fais un cours. C’est très délicat à faire et j’aime le faire. »
    Les lecteurs de D’autres vies que la mienne se souviennent des pages sur le surendettement qui permettaient de comprendre le travail des juges Étienne Rigal et Juliette Devynck. Rendre clair et accessible un réel compliqué est une gageure plus ardue qu’avoir recours à des artifices de fiction.
    D’où vient son attrait pour le journalisme, au point d’avouer qu’il « ne sait plus écrire que ce qui s’est passé » ? La saveur que procure le sentiment d’être à sa place en racontant la vie des autres. « Il y a un mystère que la fiction ne pourra jamais livrer là où, dans ce qui est documentaire, persiste une forme d’opacité du réel […] Il y a quelque chose du journalisme qui me paraît être aussi un lieu de l’intégrité, où l’on a à répondre de ce que l’on dit. Avec le réel, on engage vraiment sa responsabilité. »
    Il y a bien sûr chez lui un côté « faraud », qui lui joue parfois des tours et dont il se moque. Mais Emmanuel Carrère s’interpose d’abord entre le lecteur et le réel pour ne pas outrepasser ses droits. Il se refuse à imaginer ce qu’il se passe dans la tête d’autrui. Ce qu’il ressent, en revanche, lui appartient. Après toutes ces années d’écriture et d’aventures littéraires, il sait où il est. Aussi nous aimons bien quand Emmanuel Carrère s’interpose dans les pages de XXI. Il y est chez lui, avec vous.
    Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry

    Site internet
    de la Revue XXI : http://www.revue21.fr/tous_les_numeros#n-34
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  • 19 May, 2016
    Oser... et réussir

    Oser... et réussir

    Oser... et réussir, 75 aventures d’entrepreneurs dans l’Afrique de CFAO 1852-2016 de Raymond Lehideux-Vernimmen. Cartographie de Alexandre Nicolas aux Éditions l'Harmattan.
    Oser... et réussir de Raymond Lehideux-Vernimmen
    Note de l'éditeur :
    75 aventures authentiques.
    Tous les récits recueillis par Raymond Lehideux-Vernimmen sont authentiques. Ils émanent d’écrits inédits, rédigés par des entrepreneurs pour leur sphère privée : enfants, familles, amis…  Plusieurs de ces familles ont confié ces chroniques à l’auteur, à fin de publication. Les témoignages les plus contemporains sont le fruit d’interviews exclusives que Raymond Lehideux-Vernimmen a menées en France, en Europe et en Afrique, au cours des cinq dernières années. Ils couvrent le début du XXIe siècle et la dernière partie du XXe. Certains mettent en scène des personnalités notoires, d’autres d’illustres méconnus. Mais tous sont haletants, et complémentaires les uns des autres.    
    40 pays couverts  De l’Algérie à l’Afrique du Sud, du Sénégal aux îles de l’océan Indien, une quarantaine de pays et territoires forment le cadre de ces aventures d’entrepreneurs.  Le cœur du Continent n’est pas absent de cette épopée collective, loin s’en faut : le golfe de Guinée, le Gabon, le Congo, la RDC, la Centrafrique, le Sahel, les Grands lacs, l’Ouganda, le Kenya, le Malawi… participent pleinement à la mise en lumière de l’Afrique vivante, dans toute sa diversité.
    L’Histoire mise en perspective.
    La présentation des chroniques individuelles suit le cours de la « grande » Histoire. Mais de l’Histoire vue d’Afrique, vécue en Afrique par ses acteurs de terrain. Cette perspective inédite est totalement différente de celle que les écoles enseignent.
    Les bouleversements à portée planétaire (guerres mondiales, krachs boursiers, guerre froide…), et les renversements à portée locale (indépendances, dévaluations, coups d’Etat…) s’entrechoquent dans la vie quotidienne des entreprises qu’ils affectent. Raymond Lehideux-Vernimmen prend soin de situer ces événements, les uns par rapport aux autres, afin de bien faire comprendre les ressentis des entrepreneurstémoins.
    L’auteur met également en relief l’impact des innovations qui sont nées des grandes ruptures de l’Histoire : accélérations technologiques, raccourcissements des temps de transport, métamorphoses des télécommunications et mondialisation du commerce. Au sortir de chaque période de conflit, ces révolutions ont galvanisé la créativité des entrepreneurs et dopé le développement de l’Afrique.
    300 entreprises et 350 personnalités citées.
    De A, pour Aéromaritime ou Africa on Line, à Z, pour Zodiac, plus de 300 entreprises et organismes sont cités dans ce livre. Vous les retrouverez facilement grâce à un index alphabétique. De même, 350 personnalités africaines et internationales sont mises en lumière et répertoriées dans un second index.

    Présentation de l'auteur : Publicitaire et homme de média, passionné de l'Afrique, Raymond Lehideux-Vernimmen a partagé sa vie professionnelle entre la France, l'Europe et le continent noir, où il s'est expatrié à trois reprises.
    Pour le compte de grands groupes anglo-saxons, ses activités y ont couvert 31 pays. Il y a créé et dirigé plusieurs entreprises, avant de rejoindre CFAO - de 2002 à 2008 - afin d’y mettre en place sa Direction de la Communication. Il a formé de nombreux Africains à ses métiers, en tant qu’employeur, enseignant vacataire en grande école, conférencier, consultant et Conseiller du Commerce extérieur de la France.

    Oser... et réussir carte
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  • 18 May, 2016
    Royaumes d’aventure

    Royaumes d’aventure

    Royaumes d’aventure. Ils ont fondé leur propre État de Bruno Fuligni, cartographie d'Alexandre Nicolas aux Éditions Les ArènesRoyaumes d’aventure
    Note de l'éditeur :

    Les destins incroyables d’hommes qui voulurent être rois.

    Avez-vous déjà visité le royaume de Redonda, les principautés de Seborga, de Hutt River ou de Sealand, la république de Counani, le Liberland, le royaume de Bir Tawil ou encore l’État gay et lesbien de Cato ?

    À côté des États universellement reconnus, un univers insoupçonné reste à explorer : le monde des micronations, avec leurs drapeaux, leurs monnaies, leurs gouvernements autoproclamés. Des royaumes pirates du XVIIIe siècle aux pays virtuels sur Internet, cet atlas vous invite à un fabuleux voyage dans l’espace et dans le temps, à la découverte de quatre cents pays mystérieux et secrets :

    Des îles lointaines, où marins, flibustiers, naufragés sont devenus rois ; Des empires éphémères, constitués par des aventuriers en marge de la conquête de l’Ouest et de la colonisation ; Des enclaves oubliées, permettant à des intellectuels astucieux de proclamer l’indépendance de leur village, de leur quartier, de leur maison, voire d’un territoire artificiel ou immatériel. Autant d’histoires authentiques et foisonnantes, toutes orientées vers ce grand rêve de liberté qu’exprime aujourd’hui le phénomène micronational.

    Bruno Fuligni, écrivain, historien, haut fonctionnaire, maître de conférences à Sciences Po, a publié dix-huit livres sur l’histoire politique et policière française. Après avoir dirigé Dans les secrets de la police et Dans les archives inédites des services secrets (L’Iconoclaste), et signé Le Livre des espions (L'Iconoclaste), il vient de publier Secrets d’État chez le même éditeur.

    Carte des micronations d'hier et d'aujourd'hui
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