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anicolas

 

Alexandre Nicolas :

Cartographe - géomaticien,

ancien officier géographe

du Ministère de la Défense.

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AUTEUR

A l'occasion de la sortie de ce bel ouvrage : "La bataille des Cartes, analyse critique des visions du monde" aux Editions François Bourin, Michel Foucher a donné dans le quotidien Libération un entretien passionnant :

La bataille des Cartes de M. Foucher

 

Voici, pour ceux qui l'auraient loupé, cet entretien dirigé par MARC SEMO et CATHERINE CALVET :

Le géographe Michel Foucher, directeur de la formation à l’IHEDN (1), vient de publier son ouvrage le plus personnel, la Bataille des cartes, analyse critique des visions du monde. L’illustration à partir de cartes anciennes et de cartes inédites très prospectives vient témoigner de l’aspect subjectif de la représentation géographique, véritable carte mentale.

 

Quel est votre premier souvenir de carte ?


Ma première carte était une représentation des Etats européens dont chaque capitale, anonyme, était dotée d’un plot en cuivre qu’il convenait de relier par un fil au nom pertinent dans la liste située sur le côté. Si la réponse était bonne, une ampoule s’allumait. Je ne connais guère, pour un enfant, de moyen mnémotechnique plus efficace pour se familiariser avec les toponymes, je passai ensuite au même jeu sur un planisphère. Cette mémoire des lieux, Etats et capitales, me donnait le sentiment de détenir un savoir précieux et propice à une compréhension du monde.

Comment devient-on géographe ?


Ces jeux cartographiques et les récits familiaux liés à la guerre m’ont appris très tôt que d’autres peuples et lieux existaient. Le voyage a précédé l’étude de la géographie classique. Besoin d’articuler le dedans et le dehors, illusion et expérience que l’on fait un voyage alors que c’est le voyage qui vous fait, pour citer Nicolas Bouvier. Et je ne cesse de circuler. Le terrain est ma matière première.

Nicolas Bouvier - L'Usage du monde (ed. Payot) - 1963.

Nicolas Bouvier - L'Usage du monde (ed. Payot) - 1963.

Vous dites que la carte géographique est «une image colorée du monde» …


C’est une représentation graphique intentionnelle à partir d’informations relatives au monde que l’on connaît au moment ou l’on fait la carte - une vision subjective. Avec une sélection car on ne peut jamais tout représenter. Sauf à suivre Borges avec sa carte à l’échelle de un sur un. On ne voit pas les mêmes choses à petite et à grande échelle, distinction comparable au choix du zoom ou du grand-angle. Les couleurs choisies peuvent signaler la propagande ou une volonté esthétique. Ce qui prime est l’intention de montrer une corrélation entre des faits.

 

Même pour une carte de géographie physique, par exemple, une carte d’état-major ?


 

A l’origine les cartes sont d’état-major sauf les planisphères, mais on ne fait pas la guerre à partir de planisphères. Les cartes d’état-major représentent essentiellement les reliefs, les obstacles et ce que l’on ne voit pas depuis le sol. Pour reprendre la phrase du théoricien militaire Clausewitz «le géographe est celui qui regarde derrière la colline». La carte classique sur laquelle nous nous sommes abîmé les yeux à la Sorbonne et à l’Institut de géographie est la carte typique de la guerre de 1914-1918. Une autre motivation de la confection des cartes en Europe à partir de la fin du XVIIIe siècle fut la géologie. On cherchait à représenter les réserves de houille, de fer… Plus tôt, il y avait eu les cartes pour la navigation, comme les beaux portulans, cartes nautiques servant à représenter les ports et les dangers qui les entouraient. Les portulans ne représentaient que ce que l’on voyait depuis la mer. La carte est toujours utilitaire, c’est une représentation sélective d’informations jugées utiles par des géologues, des navigateurs, des militaires ou beaucoup plus tard par des randonneurs.

 

Le début des années 90 et la mondialisation ont-elles créé une nouvelle géographie ?


 

Nous avons assisté à la victoire et à l’hégémonie du discours des économistes et de leur représentation. Ils considèrent que le monde est plat et sans frontières. La mondialisation actuelle, par rapport aux précédentes, permet aux entreprises d’agir en temps réel, de passer des ordres à un bureau d’études de Coréens installés à Hongkong qui font fabriquer à Shenzhen ou au Vietnam pour un marché de sports d’hiver dans les Alpes. Au regard des flux financiers et d’informations, les configurations classiques semblent disparaître. Mais ni le pétrole, ni l’eau ne sont téléchargeables. Et en y regardant de près, on discerne une géographie des serveurs ou des câbles marins et des zones de lancement des satellites. Donc la géopolitique d’un monde structuré en donneurs d’ordres et en exécutants.

 

 

Les nouveaux ensembles, l’Europe, la Chine, les Etats-Unis, voire les pays émergents, ont-ils chacun une vision du monde et des cartes y correspondant ?


 

C’est ce que j’ai essayé de représenter dans ce livre, le texte vient en premier et les cartes ne sont là que pour figurer leurs projets géopolitiques. La carte est un exercice de rigueur intellectuelle, elle oblige à hiérarchiser. Les Etats dits émergents, c’est-à-dire en grande croissance, se répartissent en deux catégories : ceux qui transforment leur croissance économique en élément de puissance et de reconnaissance - ne serait-ce que par la région dans laquelle ils se trouvent - et ceux qui ne sont pas capables de le faire ou qui le font de manière négative, par exemple le Pakistan ou l’Iran. Certains Etats combinent à la fois forte croissance, poids démographique important, ressources, superficie avec parfois une conscience d’eux-mêmes, une histoire et l’intention de peser internationalement, de maîtriser leur image extérieure ou de se construire une image. Avant Lula, l’image que les Brésiliens avaient d’eux-mêmes était façonnée par les Occidentaux. Mais Lula a voulu contrôler l’image extérieure de son pays. Cela les Chinois le font sans difficultés, en arguant de 5 000 ans d’histoire et de l’humiliation subie de la part des Occidentaux au XIXe siècle qui, selon eux, invalide toute leçon de morale.

 

Vous comparez la Chine d’aujourd’hui avec l’Allemagne de Guillaume II qui, avant la Première Guerre mondiale, revendiquait sa «place au soleil». Pourquoi ?


 

Je ne pense pas du tout que cela débouchera sur la même chose qu’en 1914. Cela m’a toujours intéressé de savoir pourquoi ce «concert des nations» qui a duré un siècle en Europe s’était terminé en catastrophe. A la fin du XIXe siècle, les conditions d’un choc étaient réunies. L’Allemagne de Guillaume II avait une volonté de puissance et l’intention de suivre le modèle britannique, de le dépasser et de s’en démarquer. Pour les colonies, c’était trop tard, le partage était déjà fait. Mais l’Allemagne disposait d’une croissance économique forte dans un contexte de régime autoritaire. La comparaison avec la Chine s’arrête là car elle a besoin d’un environnement stable pour le demi-siècle qui vient. De plus, la Chine a plus une tradition de vassalisation des régions avoisinantes que de conquête. Mais on peut imaginer qu’il y ait des frictions, l’obstacle principal étant la présence navale américaine, perçue par les Chinois comme une véritable entrave.

 

Votre livre montre une augmentation du nombre de conflits ou de crises aiguës. Quelles en sont les raisons ?


La conflictualité augmente, mais surtout de la part d’acteurs non étatiques. On note peu de conflits ouverts, classiques, de type Ethiopie-Erythrée, faute d’enjeux. Les conflits les plus graves aujourd’hui sont ceux qui combinent la lutte pour le pouvoir et la lutte pour une hégémonie idéologique. Citons l’Afghanistan, un pays où sont imbriquées trois ou quatre guerres (conflits entre réformistes et conservateurs, ethniques…). Dans cette situation, avec quel adversaire négocier une sortie de conflit ?

 

On n’a jamais tracé autant de frontières, 27 000 kilomètres de plus depuis 1996. Pourquoi ?


En fait, 90% d’entre elles concernent le continent européen, même s’il y a aussi le Timor oriental, la limite entre l’Ethiopie et l’Erythrée, et demain le Soudan méridional, très hétérogène. Ce phénomène européen est lié à l’affaiblissement des empires, et à la poursuite du mouvement historique qui, depuis des siècles, veut qu’un peuple qui se sent une nation revendique les attributs d’un Etat souverain. A cela s’ajoute le choix germano-américain d’affaiblir l’ex-Union soviétique et de parvenir à une Europe de régions nations.

 

Assiste-t-on aujourd’hui à la fin de l’hyperpuissance américaine ?


J’essaie de décrire la permanence de la puissance américaine. Aujourd’hui les Etats-Unis comptent 308 millions d’habitants contre 271 millions au recensement précédent. Ils continuent d’attirer et d’intégrer. Si leur pouvoir d’attraction est intact il n’en est pas de même pour leur pouvoir d’influence. Le dollar est toujours une monnaie de référence, on peut citer la high tech, le soft power, la capacité d’intervention militaire, celle d’intervention diplomatique universelle. Dans la vision américaine du monde, il n’y a pas de blanc sur la carte. Les Français peuvent hiérarchiser entre trois niveaux d’ambassades. Pour les Américains, tout est important et tout est observé, avec des degrés divers d’intensité. Les Américains ne veulent pas d’un monde multipolaire mais rester maîtres du jeu.

 

La Russie serait-elle devenue une puissance seconde ?


La Russie reste une puissance régionale. Ses élites ont une image de leur pays qui ne correspond plus à la réalité. La Russie a perdu en importance stratégique, mais la conclusion de l’accord Start est positive (2). Ce pays doit se réformer. C’est un pays en voie de repli. Moscou n’est plus la Rome idéologique qu’elle fut. Elle n’a plus de pouvoir d’attraction, sauf pour quelques peuples de son «étranger proche» et elle est très consciente du décrochage d’avec son voisin chinois. D’où le choix de calmer le jeu sur sa périphérie et se concentrer sur ses problèmes domestiques. Pour cela, elle a besoin d’investissements occidentaux.

 

Au moment de la décolonisation, la France comme la Grande-Bretagne ont remplacé leurs ambitions coloniales par la construction européenne.


 

Prenons l’exemple français. L’échec géopolitique à Suez en 1956 entraîne deux conséquences : le traité de Rome, en 1957, et le choix du nucléaire militaire. De même, après les accords d’Evian sur l’indépendance algérienne, en mars 1962, fut signé avec l’Allemagne le traité de l’Elysée, en janvier 1963. Pour oublier son empire, la France se tourna vers quelque chose d’autre et tenta de construire une Europe à son image. A la recherche d’une «résurrection», les Français fixèrent les termes de référence avec l’accord des Allemands soucieux de leur «rédemption» selon la remarque de l’ancien conseiller américain à la sécurité nationale, Zbigniew Brzezinski. A la même époque, les Britanniques décidèrent de fermer leurs bases à l’est d’Aden pour ensuite investir dans la relation spéciale avec les Etats-Unis. Puis, finalement, dans le projet européen, en étant un peu dedans dehors. Aujourd’hui, les Britanniques développent une stratégie de hub avec la finance, la recherche, la langue et l’éducation supérieure.

 

Vous restez donc euro-optimiste ?


Les Européens ont compris qu’il fallait repenser leur projet, cette fois à l’échelle mondiale ; c’est une sorte de reconversion, et elle est en cours. La gestion des crises, plus efficace qu’on le dit, débouche sur de nouvelles convergences. Mais la logique européenne, unique au monde, de mise en commun de compétences souveraines est confrontée à l’affirmation bruyante d’Etats nations qui gèrent leur émergence en fonction de leurs seuls intérêts nationaux, selon un mode très classique qui rappelle précisément celui de la fin du XIXe siècle. On ne parle pas d’unité asiatique en Chine ou en Inde.

 

 

(1) Institut des hautes études de défense nationale. (2) Ratification par le Congrès américain, le 23 décembre, du traité de réduction des armes stratégiques.

 

 

 

"Petite" bibliographie de Michel Foucher :

 

  • L'invention des Frontières, FEDN, 1986
  • Fronts et Frontières, un tour du monde géopolitique, Fayard, 1988
  • L'Afrique du Sud, puissance utile ? (en collaboration avec Dominique Darbon), Belin, 2001


www.le-cartographe.net

 

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Derniers Ouvrages

  • 22 March, 2022
    L’Atlas de l’EDG

    L’Atlas de l’EDG

    Réalisation de la cartographie de l'Atlas de l'École de Guerre "Une géopolitique du monde" - Édition 2022
    Sous la direction du Général Nicolas Auboin, du Colonel Stéphane Faudais (docteur en Histoire) et du professeur Olivier Zajec.

    L'Atlas de l'École de Guerre "Une géopolitique du monde"

    L'Atlas de l'École de Guerre
    Le monde est confronté à des défis majeurs sur de multiples plans qui ont deux conséquences capitales : des mutations géopolitiques profondes et une complexification de leur interprétation. Au prisme de leurs 15 années de participation aux opérations sur tous les continents, les officiers stagiaires de l’École de guerre, forts de cette expérience et des enseignements de l’École, ont acquis une certaine expertise sur ces défis et mutations dont ils souhaitent rendre compte à travers cet ouvrage. Ils mettent en œuvre, dans cet atlas, une analyse particulière du pilier militaire de la stratégie française.
    Unique dans le cursus de formation des élites de l’État, l’École de guerre a ici l’ambition de proposer sa vision particulière qui s’attache au temps long et aux interactions dans toutes les dimensions. Sensibilisée au pragmatisme et à une vision prospective des enjeux internationaux, elle propose un focus sur les intérêts français, où qu’ils soient et quelle que soit la forme qu’ils prennent..

    Quelques cartes de l'ouvrage :

    Carte : La pandémie de COVID-19 : une crise mondiale aux conséquence inégales
    Carte : La pandémie de COVID-19 : une crise mondiale aux conséquence inégales

    Carte : Les nouveaux équilibres militaires mondiaux

    Carte : Les nouveaux équilibres militaires mondiaux

    Carte : Frontières orientales de l'Europe, deux nouveaux blocs

    Carte : Deux nouveaux blocs

    Carte : La Bande sahélo-saharienne ; un espace structuré par le climat et l'histoire des peuples

    Carte : La Bande sahélo-saharienne ; un espace structuré par le climat et l'histoire des peuples

    Carte : Mauritanie, entre Maghreb et Sahel, une stabilité recouvrée synonyme de promesses

     Carte : Mauritanie, entre Maghreb et Sahel, une stabilité recouvrée synonyme de promesses

    Carte : Le Moyen-Orient, une région structurée par l'accès aux ressources naturelles

     Carte : Le Moyen-Orient, une région structurée par l'accès aux ressources naturelles

    Carte : La Syrie face à ses défis

    Carte : La Syrie face à ses défis

    Carte : L’Antarctique  face à de nouvelles convoitises
    Carte : L’Antarctique  face à de nouvelles convoitises

    Infographie : Déploiements opérationnels des forces françaises en 2020

    Infographie : Déploiements opérationnels des forces françaises en 2020

    Pour se procurer ce très bel atlas, c'est ici : https://ecoledeguerre.paris/livres/latlas-de-lecole-de-guerre-2022/ Lire la suite ...
  • 22 March, 2022
    La démocratie

    La démocratie

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de la documentation photographique : La démocratie (CNRS Éditions)
    Sous la direction de Marie-Neige Coche (Professeure d’histoire-géographie au lycée Alain au Vésinet. Membre du groupe chargé d’élaborer les programmes d’enseignement moral et civique du lycée en vigueur depuis 2019) et Émilie Muraru (Professeure de lettres au lycée Marceau à Chartres. Membre du groupe chargé d’élaborer les programmes d’enseignement moral et civique du lycée en vigueur depuis 2019).

    Couverture de ce numéro (fev 2022)

    DocPhoto - La démocratie
    Depuis ses lointaines origines, dans l'Athènes antique, l'idéal démocratique n'a cessé de se renouveler et de se réinventer. La France n'est pas la démocratie la plus ancienne mais la Révolution de 1789 a représenté un jalon essentiel dans l'histoire de celle-ci. La transformation des sociétés face au changement climatique, la pandémie ou encore le terrorisme sont autant de défis qui mettent à l'épreuve la vitalité des régimes démocratiques.

    Quelques cartes de l'ouvrage :

    Infographie : Équité et égalité : les règles de temps de parole
    Infographie : Équité et égalité : les règles de temps de parole
    Infographie :
    Le parcours d'une loi

    Infographie : Le parcours d'une loi
    Carte : Rendre hommage aux femmes dans l'espace public

    Carte : Rendre hommage aux femmes dans l'espace public
    Infographie : Travail et grossesse, ce que dit la loi

    Infographie : Travail et grossesse, ce que dit la loi

    Pour se procurer ce numéro, c'est ici : https://www.cnrseditions.fr/catalogue/histoire/la-democratie/ Lire la suite ...
  • 12 March, 2022
    L'UE dans le Monde

    L'UE dans le Monde

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de la documentation photographique : L'Union européenne dans le monde (CNRS Éditions)
    Sous la direction de Michel Foucher (Géographe et diplomate, il adirigé le Centre d'Analyse et de Prévision du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. Il a servi comme ambassadeur de France dans les pays Baltes (Lettonie) entre 2002 et 2006).

    Couverture de ce numéro (fev 2022)

    DocPhoto - L'Union européenne dans le monde
    Penser l'Europe à l'échelle mondiale invite aussi à dessiner les limites variables de l'Union qu'à observer son influence sur les grands enjeux planétaires : valeurs démocratiques, droits humains, régulation du marché, neutralité climatiques, etc. C'est aussi montrer les dépendances, interactions et rivalités qui existent entre cet ensemble originale et les autres régions du monde. Un volume pour mieux comprendre la singularité du l'Union européenne.

    Quelques cartes de l'ouvrage :

    Carte : Les limites variables de l'Union européenne
    Carte : Les limites variable de l'Union européenne
    Carte :
    Le commerce extérieur de l'Union en 2020

    Carte : Le commerce extérieur de l'Union en 2020
    Carte : Les langues européennes en usage dans le monde

    Carte : Les langues européennes en usage dans le monde
    Carte : La place des femmes dans la vie politique de l'Union européenne

    Carte : La place des femmse dans la vie politique de l'Union européenne

    Pour se procurer ce numéro, c'est ici : https://www.documentationphotographique.fr/produit/n-8145-fevrier-2022/ Lire la suite ...
  • 24 November, 2021
    Iran

    Iran

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de la documentation photographique : Iran, paradoxes d'une nation (CNRS Éditions)
    Sous la direction de Bernard Hourcade (Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS, Centre de recherche sur le monde Iranien, CeRMI).

    Couverture de ce numéro (oct 2021)

    DocPhoto - Iran
    Depuis la révolution islamique de 1979, les Iraniens ont traversé des épreuves dramatiques. Ils sont épuisés – et souvent révoltés – par les contraintes qui leur sont imposées à l’intérieur comme à l’extérieur de leurs frontières, mais l’Iran est un pays émergent et une nation résiliente, toujours dynamique et créatrice. Une nouvelle classe moyenne d’origine populaire, disposant d’une solide formation, est en train d’émerger, sans renier son héritage islamique et national, dans un pays ou interagissent nation, islam et mondialisation.

    Quelques cartes de l'ouvrage :

    Carte : Le plateau iranien
    Carte : Le plateau iranien
    Carte :
    Les 31 provinces iraniennes

    Carte : Les 31 provinces iraniennes
    Carte : Iran, la diversité des héritages linguistiques

    Carte : Iran, la diversité des héritages linguistiques
    Carte : Iran, Pétrole et atome : l'abondance

    Carte : Iran, Pétrole et atome : l'abondance
    Carte : Le Golfe Persique
     Carte : Le Golfe Persique

    Pour se procurer ce numéro, c'est ici : https://www.cnrseditions.fr/catalogue/geographie-territoires/iran/

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  • 21 November, 2021
    Les Climats

    Les Climats

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de la documentation photographique : Les Climats, une géohistoire (CNRS Éditions)
    Sous la direction de Philippe Valette (Maître de conférences, Université de Toulouse Jean Jaurès. Geode UMR 5602 CNRS.).

    Couverture de ce numéro (septembre 2021)

    DocPhoto - Les Climats
    Réchauffement, effondrement, anthropocène…Une nouvelle ère d’incertitudes semble s’ouvrir. Afin d’y voir plus clair, ce dossier revient sur l’histoire climatique de l’Antiquité jusqu’à la fin du XIXe siècle en Europe occidentale. À la croisée de l’histoire, de la géographie et des sciences del’environnement, il offre au lecteur de changer d’échelle temporelle et de prendre du recul pour tirer les précieuses leçons des temps passés.

    Quelques cartes de l'ouvrage :

    Carte : Grands types de climats terrestres
    Carte : Grands Types de climats terrestres
    Graph :
    Fluctuation de la Mer de Glace depuis le XVIe siècle

    Graph : Fluctuation de la Mer de Glace depuis le XVIe siècle
    Graph :
    Évolution des températures, teneur en gaz carbonique (CO2) et méthane, d'après les carottes de glace prélevées en Antarctique

    Graph : Évolution des températures, teneur en gaz carbonique (CO2) et méthane, d'après les carottes de glace prélevées en Antarctique
    Carte : La calotte glaciaire nord-européenne pendant les dernières périodes de glaciation

    Carte : La calotte glaciaire nord-européenne pendant les dernières périodes de glaciation

    Pour se procurer ce numéro, c'est ici : https://www.cnrseditions.fr/catalogue/histoire/les-climats-une-geohistoire/

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  • 10 July, 2021
    La Révolution 🇫🇷

    La Révolution 🇫🇷

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de la documentation photographique : La Révolution française (CNRS Éditions)
    Sous la direction de Pierre Serna (Professeur d’histoire de la Révolution française et de l’Empire à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Membre de l’Institut Universitaire de France et de l’Institut d’Histoire de la Révolution Française (IHRF), fondé par Jean Zay en 1937/IHMC (UMR 8066).

    Couverture de ce numéro (juin 2021)

    DocPhoto La Révolution française couverture
    Proposer une nouvelle lecture de la Révolution française implique un triple pari. D’abord imaginer une nouvelle temporalité, retracer les origines profondes de l’événement dans la période moderne et esquisser sa postérité sur la longue durée. Ensuite réévaluer sa spatialité : la Révolution s’insère dans un espace atlantique bouleversé depuis la guerre de Sept Ans. Enfin présenter la particularité de la Révolution de France, laboratoire à la mesure du pays le plus grand et le plus peuplé de l’Europe occidentale, également celui de la monarchie absolue la plus ancienne et qui possède un vaste empire colonial. C’est en construisant un parcours autour des concepts de politisation, mobilisation, participation et agentivité que ce dossier entend relever ce pari.

    Quelques cartes de l'ouvrage :

    Carte : Les insurrections dans les anciens Pays-Bas
    Carte : Les insurrections dans les anciens Pays-Bas
    Carte :
    Les colonies françaises dans l'archipel cara¨bes au XVIIIe siècle

    Carte : Les colonies françaises dans l'archipel cara¨bes au XVIIIe siècle

    Carte :
    La France, les républiques
    sœurs et l'Europe en 1798
    Carte : La France, les républiques sœurs et l'Europe en 1798
    Carte : Le réseau routier et les territoires de l'Empire français

    Carte : Le réseau routier et les territoires de l'Empire français

    Pour se procurer ce numéro, c'est ici : https://www.cnrseditions.fr/catalogue/histoire/la-revolution-francaise-2/

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  • 9 March, 2021
    Les transitions

    Les transitions

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de la documentation photographique : Les Transitions (CNRS Éditions)
    Sous la direction de Stéphanie Beucher (Docteure en géographie, professeure de chaire supérieure en CPGE au lycée Montaigne (Bordeaux), membre de l’équipe de recherche Habiter (Université de Reims Champagne-Ardenne), membre de la chaire Paix économique, École de Management (Grenoble).

    Couverture de ce numéro (mars 2021)

    DocPhoto - Les Transitions
    Transition écologique, transition démographique, transition énergétique, transition politique, etc. : cette étude des « transitions » interroge le changement de nos attitudes face à l’économie, l’écologie, la maladie, nos modes de vie urbains ou non, sans oublier nos manières de consommer, d’aménager nos espaces de vie. Ces transitions renvoient à un ensemble de choix et de stratégies, subis ou choisis, qui engendrent autant de bifurcations vers des avenirs fort différents, selon les voies empruntées tant collectivement qu’individuellement.

    Quelques cartes de l'ouvrage :

    Carte : Risques et métropoles au Japon
    Carte : Risques et métropoles au Japon
    Carte :
    L'Amazonie entre développement et destruction

    Carte : L'Amazonie entre développement et destruction
    Carte :
    L'extraction du lithium et les grandes entreprises

    Carte : L'extraction du lithium et les grandes entreprises
    Carte : L'Arctique, une région aux enjeux entremêlés

    Carte : L'Arctique, une région aux enjeux entremêlés
    Carte : Enjeux géostratégiques sur l'espace indopacifique
    Carte : Enjeux géostratégiques sur l'espace indopacifique


    Pour se procurer ce numéro, c'est ici : https://www.cnrseditions.fr/catalogue/geographie-territoires/les-transitions

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  • 2 March, 2021
    Rouge Cochenille

    Rouge Cochenille

    Rouge Cochenille, Histoire d’un insecte qui colora le monde XVIe-XXIe siècle de Danielle Trichaud-Buti et Gilbert Buti, cartographie d'Alexandre Nicolas aux CNRS Éditions, 2021.

     Rouge Cochenille, histoire d’un insecte qui colora le monde XVIe-XXIe siècle
    Note de l'éditeur :
    La cochenille n’aurait pu être qu’un insecte parasite du nopal, cactus des hauts plateaux du Mexique. Grâce aux soins des peuples précolombiens, son cadavre est devenu un trésor convoité par toute l’Europe. Matière première pour teindre dans une gamme de rouges du luxe (carmins, cramoisis, écarlates), elle y a détrôné le vermillon du kermès.
    Danielle Trichaud-Buti et Gilbert Buti se livrent à la traque de l’étonnant insecte qui participe à la première mondialisation des échanges. Après avoir présenté le produit dans l’espace amérindien et son contrôle par les Espagnols, ils en retracent sa redistribution en pointant le rôle de Marseille, « place la plus délicate de l’Europe » au XVIIIe siècle. L’enquête se prolonge par l’étude de son acclimatation dans le monde au XIXe siècle avant son abandon provoqué par les colorants synthétiques, puis son discret retour de nos jours comme colorant naturel.
    Une épopée haute en couleur à travers le Nouveau et l’Ancien Monde, où se tissent les destins ordinaires et exceptionnels d’aventuriers, d’artisans et de marchands, mais aussi de scientifiques botanistes, naturalistes et géographes parmi les plus passionnants.


     Rouge Cochenille, histoire d’un insecte qui colora le monde XVIe-XXIe siècle
     Rouge Cochenille, histoire d’un insecte qui colora le monde XVIe-XXIe siècle

     Rouge Cochenille, histoire d’un insecte qui colora le monde XVIe-XXIe siècle
     Rouge Cochenille, histoire d’un insecte qui colora le monde XVIe-XXIe siècle
    Un livre à lire et à regarder ! Une histoire passionnante accompagnée d’une riche iconographie. Bref une vraie réussite éditoriale.
    Pour ce procurer ce beau livre n'hésitez pas à le commander sur le site du CNRS (
    https://www.cnrseditions.fr/catalogue/histoire/rouge-cochenille/)

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  • 11 February, 2021
    Atlas des Français

    Atlas des Français

    Atlas des Français (Éducation, santé, emploi, inégalités : les transformations de la société française) de Laurence Duboys Fresney, cartographie d'Alexandre Nicolas aux Éditions Autrement, 2021.

    L'Atlas des Français

    L'Atlas des Français de Laurence Duboys Fresney
    Note de l'éditeur :
    Un portrait inédit de notre société.
    En 2021, les Français sont désormais bien entrés dans le XXIe siècle. À quoi ressemble aujourd’hui notre société ? Les discriminations face à l’emploi s’atténuent-elles pour les enfants de l’immigration ? Quels sont les bastions qui restent à conquérir pour les « petites-filles du baby-boom » ? Quels sont les nouveaux visages de la délinquance, et le sentiment d’insécurité est-il rationnel ? Quels sont les départements qui profitent le plus des mouvements de population ?
    Droit à l’éducation, accès au logement, pouvoir d’achat, éclatement de la classe moyenne, épargne, place des femmes, des jeunes et des seniors, services publics, influence de la religion, accès au numérique ou équilibre entre travail et loisirs : le bilan que dresse l’auteur met en lumière la complexité et les paradoxes de la société française. L’impact de la pandémie comme accélérateur du changement social est également abordé dans un premier état des lieux.
    Grâce à 180 cartes, graphiques et infographies présentant les résultats des dernières enquêtes et statistiques de l’Observatoire français des conjonctures économiques de Sciences Po, cet atlas passionnant dévoile les grandes tendances mais aussi les constantes des transformations à l’œuvre.


    Quelques cartes de l'ouvrage :

    Carte : Les Aires d'attraction des villes selon le nombre d'habitant en 2017
    Carte : Les Aires d'attraction des villes selon le nombre d'habitant en 2017
    Carte : La qualité de vie dans les territoires
    Carte : La qualité de vie dans les territoires

    Carte :
    Les demandes de logements sociaux en France

    Carte : Les demandes de logements sociaux en France
    Carte : Les systèmes de production agricoles en France

    Carte : Les système de production agricoles en France
    Document  : La composition de l'Armée française
     Document  : La composition de l'Armée française

    Carte  : Part des immigrés dans le population française, en 2017
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  • 24 December, 2020
    Kisokaidō et Kuniyoshi

    Kisokaidō et Kuniyoshi

    Catalogue de l'exposition : Voyage sur la route du Kisokaido - De Hiroshige à Kuniyoshi sous la direction de Manuela Moscatiello.
    Réalisation de la cartographie.
    L'exposition (16 octobre 2020 - 17 janvier 2021) est présenté au musée Cernuschi (Paris).

    L'exposition permettra de parcourir en images l'une des routes les plus spectaculaires du Japon : le Kisokaido. Elle rassemblera un ensemble de près de cent cinquante estampes japonaises exceptionnelles, dont certaines seront dévoilées au public pour la première fois. L’exposition permettra de parcourir en images l’une des routes les
    plus spectaculaires du Japon : le Kisokaidō, qui était une des cinq voies du réseau routier créé au Japon durant l’époque Tokugawa (1603-1868). Elle reliait Edo (actuelle Tōkyō), où le shogun avait sa résidence, à Kyōto, siège de l’empereur. Contrairement à la route du Tōkaidō, qui rejoignait l’ancienne capitale en cinquante-trois relais le long de la côte, le Kisokaidō, jalonné de soixante-neuf étapes, traversait l’intérieur montagneux. Il suivait un itinéraire plus long, parfois plus pittoresque et ardu en raison de la présence de neuf cols escarpés.

    Entre 1835 et 1838 le Kisokaidō fit l’objet d’une série d’estampes réalisées par Eisen (1790-1848) et Hiroshige (1797-1858), dont le succès fut considérable. Deux autres séries virent le jour sous le pinceau de Kunisada (1786-1865) et de Kuniyoshi (1797-1861). Elles constituent les deux grandes parties du parcours de l’exposition.

    Catalogue : Voyage sur la route du Kisokaidō. De Hiroshige à Kuniyoshi

    Carte : Voyage sur la route du Kisokaidō. De Hiroshige à Kuniyoshi

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