Afrique

Auteur

anicolas

 

Alexandre Nicolas :

Cartographe - géomaticien,

ancien officier géographe

du Ministère de la Défense.

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AUTEUR

La région du delta du Nil abrite une partie importante de la population et de l’agriculture égyptiennes. Or cette zone est menacée par l’élévation du niveau des mers.

Carte - Conséquence d'une montée des eaux d'1 mètre dans le delta du Nil

Carte - Conséquence d'une montée des eaux d'1 mètre dans le delta du Nil

Le delta du Nil est l’une des régions les plus densément peuplées et les plus intensément cultivées du monde. Bien qu’il ne représente que 2,5 % de la superficie du pays, il abrite plus d’un tiers de sa population (Alexandrie, avec 4,5 millions d’habitants, est la seconde ville égyptienne). En outre, ses terres fertiles assurent presque la moitié de la production agricole égyptienne (notamment du blé, des fèves, du riz et des bananes). La région du delta a déjà été fragilisée par les ponctions massives de l’eau du Nil, principalement dans sa partie égyptienne, ainsi que par la construction du barrage d’Assouan, qui empêche les sédiments nutritifs d’atteindre le delta et de le régénérer, contrecarrant les effets de l’érosion. Située à moins de deux mètres au-dessus du niveau de la mer, la région du delta est particulièrement vulnérable aux effets du changement climatique et, avant tout, à l’élévation du niveau de la mer.

 

La situation est d’autant plus inquiétante, qu’abstraction faite des effets potentiels du changement climatique, l’Égypte connaît déjà une profonde crise de l’eau, aussi bien du point de vue de la quantité que de la qualité. L’eau du Nil constitue sa source principale – on pourrait dire quasi exclusive – d’eau douce, et la part qui lui est allouée depuis 1959, à savoir 55,5 milliards de mètres cubes, n’a pas bougé en cinquante ans (elle est même contestée comme excessive par les pays situés en amont), alors que la population a triplé sur la même période (et, selon certaines prévisions, est encore appelée à doubler d’ici 2050). En conséquence, l’Égypte est désormais passée sous le seuil de 1000 mètres cube par personne et par an qui définit la « pénurie en eau ». Le pays ne bénéficie plus que de 750 mètres cube. 85 % de cette eau est utilisée dans l’agriculture, de manière particulièrement inefficace. En outre, l’eau du Nil est fortement polluée par les rejets industriels, urbains et agricoles, ainsi que ceux des bateaux de pêche et de croisière.

 

Les effets potentiels du changement climatique sur le delta du Nil sont de deux ordres, l’un (l’évolution du débit du Nil) demeure très incertain, et l’autre (l’élévation du niveau de la mer) semble en revanche sans ambiguïtés.

 

Le débit du Nil

 

Les prévisions de précipitations comptent parmi les projections climatiques les plus délicates à réaliser, et sont donc marquées par une grande incertitude. Les prévisions peuvent varier très fortement selon les scénarios adoptés. Plusieurs expertises prévoient une forte baisse (de 40 à 70 %) du niveau du Nil, due à la chute des précipitations et à la sécheresse en Afrique de l’Est. D’autres scénarios parviennent toutefois à des conclusions exactement inverses, au moins à court terme, de sorte que, si l’on prend en compte toutes les études réalisées au cours de la dernière décennie sur le futur débit du Nil, les prévisions oscillent entre une baisse de 78 % et une augmentation de 30 %… Outre les précipitations, les autres facteurs qui compliquent les prévisions sont la répartition des eaux entre les différents pays riverains, le niveau des extractions et le taux d’évaporation, qui risque d’être aggravé par une montée des températures.

 

La hausse du niveau des mers

 

Dès le tout début des années 90, grâce aux dernières avancées technologiques, les experts du Programme des Nations-Unies pour l’environnement (PNUE) ont rendu public des cartes projetant l’évolution (et la disparition progressive) de la région du delta à mesure de l’élévation du niveau de la mer. Ces cartes ont fait le tour du monde et ont contribué à populariser le thème du changement climatique, notamment dans le cadre du processus du Sommet de la Terre de Rio en 1992. Même si les études se sont multipliées depuis, les cartes du début des années 90 restent d’actualité. Les estimations les plus communes prévoient une hausse du niveau de la mer Méditerranée comprise entre 30 centimètres et 1 mètre d’ici la fin du XXIe siècle. (Les pires scénarios envisagent toutefois une fonte brutale des glaces du Groënland et de l’Ouest de l’Antarctique, qui entraînerait une élévation de la Méditerranée de l’ordre de 5 mètres…)

 

Selon une étude de la Banque mondiale, une hausse d’un mètre entraînerait l’inondation d’un quart du delta et le déplacement de 10 % de la population, dans une zone déjà surpeuplée. Toutes les activités économiques du delta seraient durement touchées. La production agricole serait réduite du fait de l’inondation des terres et de la salinisation de l’eau. Les lagons côtiers, qui représentent un tiers des captures de poissons du pays, seraient eux aussi détruits par les intrusions d’eau salée. Les infrastructures touristiques et de loisir, elles aussi, devraient être en partie abandonnées. Enfin, l’intrusion de l’eau de mer contaminerait les maigres ressources en eau douce souterraine qui existent à l’heure actuelle, accroissant encore la pénurie d’eau potable.

 

Des réponses politiques limitées

 

En Égypte comme ailleurs en Afrique, la question du réchauffement climatique n’occupe pas réellement le devant de la scène politique et sociale, au contraire de la question de l’approvisionnement en eau, et les autorités ont mis longtemps à prendre leurs responsabilités dans ce domaine. Une « étude stratégique nationale » sur l’adaptation au changement climatique est désormais en préparation au sein du Ministère de l’environnement. Par ailleurs, des investissements significatifs ont d’ores et déjà été dégagés, notamment à Alexandrie pour construire des murs de béton destinés à protéger les plages (300 millions de dollars US), ou encore en déplaçant des milliers de tonnes de sable pour reconstituer les zones côtières menacées par l’érosion.

 

 

Source : Ce texte d'Olivier Petitjean est issu du site : Partage des eaux. Ce site internet est passionnant et très instructif pour ceux qui seraient intéressés par la problématique des ressources en eau potable dans le monde.

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Derniers Ouvrages

  • 3 September, 2020
    Guerre du Péloponnèse

    Guerre du Péloponnèse

    L’Histoire de la Guerre du Péloponnèse de Thucydide - préface par Olivier Rolin, traduit par Charles Zevort aux Éditions de l'École de Guerre.
    Cartographie Alexandre Nicolas.

      " L’Athénien Thucydide a écrit l’histoire de la guerre entre les Péloponnésiens et les Athéniens et raconté les divers incidents de cette lutte. Il a commencé son œuvre au début même des hostilités, prévoyant combien cette guerre serait importante, combien plus mémorable que celles qui avaient précédé : il en avait pour preuve les immenses ressources de tout genre avec lesquelles les deux peuples allaient s’entrechoquer, et les dispositions des autres États de la Grèce qu’il voyait ou prendre parti immédiatement, ou méditer dès lors de le faire. C’est là, en effet, le plus vaste mouvement qui jamais se soit produit chez les Grecs ; il embrassa une partie des barbares, et ébranla pour ainsi dire au loin l’univers."

    Ouvrage intemporel, l’Histoire de la Guerre du Péloponnèse conserve toute sa pertinence pour comprendre les dynamiques des forces de  notre époque.
    .

    Carte : la guerre du Péloponnèse

    Carte : la guerre du Péloponèse

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  • 1 September, 2020
    6MOIS - N°19

    6MOIS - N°19

    Dans toutes les bonnes librairies, sort ce mercredi 15 mai 2020 le nouveau numéro du magazine 6MOIS, le XXIe siècle en images, magazine qui donne la part belle à la photo et au photojournalisme. Réalisation cartographique d'Alexandre Nicolas.

    6M19 couv

    Éditorial :

    Une enquête sur la santé des photojournalistes ? On pense maladies du grand reporter : tourista, paludisme, voiture piégée, assassinat ciblé. L’état des lieux dressé en juin 2019 par la sociologue Irène Jonas tranche avec un quelconque romantisme et rapproche les photographes des chauffeurs Uber. Le premier risque du métier, dans un univers de la presse abîmé, est le même que celui subi par un ouvrier dans une usine en liquidation, ou en pleine « réorganisation », comme on dit maintenant : perte de sens, burn-out, sentiment de ne pas être respecté, peur de l’avenir. Vient ensuite la pénibilité : les horaires, la flexibilité, le matériel à porter. Puis l’absence de soins. La plupart des photographes cumulent les statuts : autoentrepreneurs, pigistes (payés en salaire), auteurs (cotisant à l’Agessa). En multipliant les régimes, ils sont privés d’un accès correct à la sécurité sociale, aux mutuelles, aux caisses de retraite. Certains comptent sur leur conjoint, ou prient pour ne jamais tomber malade, avoir besoin de lunettes… D’autres repoussent puis oublient un projet de grossesse. D’autres encore vieillissent sans le sou.

    Dans ce paysage sinistré, 6Mois ne fait pas figure de solution. Nous ne paraissons que deux fois par an, trop peu pour assurer des perspectives aux photographes. Exigeants mais humbles, nous savons que nous ne sauverons pas ce métier. Nous ne paierons jamais assez celui qui a passé un an, dix ans, une vie sur un sujet. Carolina Arantes, qui ouvre notre triptyque sur le Brésil, travaille sur l’agrobusiness depuis six ans. Javier Alvarez a régulièrement passé six à huit semaines, entre 2014 et 2019, dans un squat de São Paulo.

    Comment gratifier un tel engagement ? Comment rendre justice à leur travail ? C’est toute notre ambivalence : nous aimons des projets qui ne reposent sur aucun modèle économique. Nous primons la passion, le dévouement, le courage, sans être capables de vraiment les rétribuer. Nous payons honnêtement : autour de 2 500 euros le reportage. Cette somme dépend du nombre de pages publiées, pas du nom du photographe. Qu’il soit un inconnu habitant un village iranien ou une star américaine, nous accordons à chacun la même attention. Et nous défendons leurs projets auprès de vous, lecteurs, avec le même enthousiasme.

    Alors que faire ? À la lecture de ce rapport, on ne doit pas se contenter du constat. Chacun peut, à son niveau, s’engager à participer à la survie d’un photojournalisme aussi remarquable que les femmes et les hommes qui le pratiquent. À 6Mois, nous leur proposons de publier leur projet sur une vingtaine de pages. Nous tentons de coller au plus près de leur démarche. De les guider dans le travail de légendes, d’éclairage, pour faire émerger le sens et la dynamique de leur histoire. Cette année, pour la première fois, nous lançons aussi un prix doté de 10 000 euros et accompagnerons un ou une photographe dans la poursuite de son projet (voir page 305). Cette fois encore, nous encouragerons le souffle, l’engagement.

    Et vous ? Si vous lisez ces lignes, si vous tenez 6Mois entre vos mains, vous faites votre part. Les photographes ne vivent que grâce aux publications qui les rétribuent ; nous ne vivons que grâce à vous, lecteurs. Aucune page de publicité, aucun mécénat. Chaque fois que vous dépensez 26 euros pour cette revue de 300 pages, vous permettez à ces professionnels de mettre une noix de beurre dans leurs épinards. D’aller voir un dentiste. De contracter une mutuelle. De partir en vacances une semaine. C’est rien, n’est-ce pas. Cela aide pourtant à avancer, à se projeter. De notre part à tous : merci

    Carte - Le Cartographe 6Mois
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  • 31 August, 2020
    Des cartes géologiques

    Des cartes géologiques

    La Revue des Vins de France (https://www.larvf.com/) m'a sollicité il y a quelques temps déjà, pour réaliser des cartes géologiques précises. Terroirs viticoles, Vignobles bénéficiant d'une AOC, régions géographiques (Loire, Provence, Alsace...) les territoires à cartographier sont variés. Ces cartes sont conçues grâce à l'expertise de Sophie de Salettes pour la conception et par Le Cartographe pour la réalisation et la charte graphique.

    Ces cartes sont indispensables à la bonne compréhension des vignobles. En France la vigne est implantée sur des sols de nature très différente d'une région à l'autre de l'hexagone. De nombreux types de sols viticoles de profondeur variable sont favorables à la culture de la vigne : sols argilo-calcaires en Bourgogne, sols schisteux à Collioure, sols argilo-calcaires, granitiques ou schisteux en Beaujolais… L’examen visuel et la dégustation des vins issus des raisins vendangés dans les différentes régions viticoles de France a mis en évidence l'influence de la composition du sol sur le cépage, le porte-greffe, la maturation et la qualité des raisins vendangés et au final sur les propriétés organoleptiques  des vins obtenus.

    Voici donc quelques exemples de nos réalisations pour la Revue :
    .

    Carte géologique de l'AOC Saint-Pourçain
    Carte géologique de l'AOC Saint-Pourçain

    Carte géologique de l'AOC Saint-Nicolas de Bourgueil
    Carte géologique de l'AOC Saint-Nicolas de Bourgueil

    Carte géologique de l'AOC Jasnières
    Carte géologique de l'AOC Jasnières

    Carte géologique de l'AOC Crozes-Hermitage
    Carte géologique de l'AOC Crozes-Hermitage

    Carte géologique de l'AOC Fixin
    Carte géologique de l'AOC Fixin

    Carte géologique de l'AOC Côtes de Provence Sainte-Victoire
    Carte géologique de l'AOC Côtes de Provence Sainte-Victoire

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  • 30 August, 2020
    Humanisme, réformes...

    Humanisme, réformes...

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de la documentation photographique : Humanisme, réformes et conflits religieux (CNRS Éditions)
    Sous la direction de Denis Crouzet (Professeur d'histoire moderne à Sorbonne Université UMR 8596)

    Couverture de ce numéro (Septembre 2020)

    Humanisme, réformes et conflits religieux
    Grand mouvement de renaissance intellectuelle et culturelle, fondée sur une rupture avec le Moyen Âge, un retour à la culture antique et une fois dans la perfectibilité de l’homme, l’humanisme a nourri les réformes du XVIe siècle dans un contexte d’angoisse religieuse et eschatologique extrême. Dans ce dossier de la Documentation photographique, Denis Crouzet montre le souci de « désangoissement » qui préside aux différentes réformes religieuses et analyse les conflits et la violence déchaîné par la rupture de l’unité chrétienne.

    Carte : La diffusion des réformes religieuses au XVIe siècle en Europe
    Carte : La diffusion des réformes en Europe
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  • 10 May, 2020
    L'Asie du Sud-Est

    L'Asie du Sud-Est

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de la documentation photographique : L'Asie du Sud-Est (CNRS Éditions)
    Sous la direction de Marie Gibert-Flutre (Géographe du Vietnam, de l'Asie du Sud-Est, Maître deconférence à l'Université de Paris)

    Couverture de ce numéro (février 2020)

    L'Asie du Sud-Est (CNRS Édition)
    Longtemps perçue comme un espace intermédiaire entre les géants indiens et chinois, l'Asie du Sud-Est est pourtant un monde en soi.
    L'immense variété ethnique, culturelle et religieuse qui la caractérise ne doit pas faire illusion : l'ensemble des pays de l'Asie du Sud-Est sont confrontés à des dynamiques et des enjeux communs dans le contexte de la mondialisation et de la montée en puissance de leur voison chinois. À des degrés divers, ils connaissent des bouleversements et des paradoxes induits par l'émergence.

    Quelques cartes de l'ouvrage :

    Carte : Déforestation et essor de l'huile de palme à Bornéo
    Déforestation et essor de l'huile de palme à Bornéo

    Carte : La salinisation du delta du Mékong
    La salinisation du delta du Mékong

    Carte : Coopérations maritimes en Asie du Sud-Est
    Coopérations maritimes en Asie du Sud-Est

    Carte : Conflits maritimes en Asie du Sud-Est
    Conflits maritimes en Asie du Sud-Est

    Carte : Les flux migratoires du sud-est asiatiques
    Les flux migratoires du sud-est asiatiques

     

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  • 6 May, 2020
    Un monde de migrants

    Un monde de migrants

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de la documentation photographique : Un monde de migrants (CNRS Éditions)
    Sous la direction de Catherine Withol de Wenden (Docteure en science politique, directrice de recherche émérite au CNRS)

    Couverture de ce numéro (septembre 2019)

    Un monde de migrant (CNRS Éditions)
    Depuis 2015, la question des migrations fait l'actualité comme s'il s'agissait d'une réalité nouvelle. Pourtant, elle est une composante essentielle de l'histoire mondiale depuis le XIXe siècle et le peuplement des "nouveaux monde".
    Depuis cette époque, les motivations des migrants n'ont pas changé. Une partie d'entre eux sont des réfugiés, mais l'mmense majorité prend la route pour trouver du travail et construire une vie meilleure.
    Bien que l'immigration légale constitue la majorité des flux, elle est très encadrée et limitée numériquement. Les canditats sont ainsi nombreux à tenter leur chance dans la clandestinité.
    Ce dossier pose les grands enjeux des migrations contemporaines et dissipe un certain nombre de fausses croyances.

    Quelques cartes de l'ouvrage :

    Carte : Les flux migratoires dans le monde
    Les Flux migratoires

    Carte : Les réfugiés dans le monde
    Les réfugiés dans le monde

    Carte : Les migrations intérieures et régionales des Chinois
    Les migrations intérieures et régionales des Chinois

    Carte : Les migrations vers la Russie depuis les pays de la CEI
    Les migrations vers la Russie depuis les pays de la CEI

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  • 20 November, 2018
    C'est comment ailleurs

    C'est comment ailleurs

    C'est comment ailleurs de Gerald Roux, cartographie d'Alexandre Nicolas aux Éditions Autrement. En partenariat avec FranceInfo.

    C'est Comment Ailleurs


    Note de l'éditeur :
    On se pose tous la question : mais comment ça se passe ailleurs? École, transports, vacances, santé, politique, pollution... Les autres pays du monde ont-ils une longueur d'avance sur nous?
    Alors... C'est comment l'agriculture à Chicago ? C'est comment la vie politique en Norvège ou au Rwanda ? Le recyclage du plastique au Kenya ? La Sécu aux États-Unis ? L'obésité au Japon? Le tour cycliste du Burkina Faso ? Les rythmes scolaires en Corée du Sud ?
    Un atlas mondial pour découvrir, en plus de 60 thèmes illustrés, des questions graves, insolites, surprenantes ou amusantes.

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  • 24 July, 2017
    Le Queyras en carte

    Le Queyras en carte

    Le Parc Naturel Régional du Queyras et la communauté de communes du Guillestrois et du Queyras (département des Hautes-Alpes) nous ont contacté afin de réaliser une carte à vocation multiple (brochures touristiques, communication, utilisation interne). La carte se devait donc d'être à la fois complète en terme d'information géographique et esthétique afin d'être publiée. Elle fut réalisée et livrée sous illustrator et afin de pouvoir choisir les informations à la carte. Un estompage en transparence permet également d'apprecier le relief. Pour les amateurs de randonnées voici le site internet du Parc du Queyras : www.pnr-queyras.fr/

    Carte du Queyras (complète)
    Carte du Queyras
    Carte du Queyras (fond vierge)
    Carte du Queyras
    Carte du Queyras (extrait)
    Carte du Queyras
    Carte du Queyras (extrait)
    Carte du Queyras
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  • 25 April, 2017
    Plans de ville

    Plans de ville

    Offices de tourisme, sociétés de consulting, sociétés immobilières, maisons d'édition, vous êtes nombreux à me solliciter afin de concevoir des plans de villes. Voici donc quelques exemples de plans réalisés récemment. Un plan réussi étant un délicat mélange entre la qualité des données géographiques et l'esthétique.

    Avignon (plan de ville réalisé pour une maison d'édition)
    Avignon (plan de ville réalisé pour une maison d'édition)

    Isle-Adam et Pantin (plans de ville réalisés pour la société Eiffage)
    Isle-Adam (plans de ville réalisés pour la société Eiffage)

    antin (plan de ville réalisé pour la société Eiffage)

    Bergerac (plan de ville réalisé pour une société de marketing/communication)
    Plan ville Bergerac site 0

    Bergerac (plan de ville réalisé pour une société de marketing - Balthazar Média)

    Plan ville Bergerac site 2
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  • 22 March, 2017
    XXI - 37

    XXI - 37

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de XXI. L'information grand format. Quintin Leeds et Sara Deux à la Maquette ont encore fait des merveilles. Ce numéro est passionnant et le reportage sur Aloïs Bruner est exceptionnel.
    Couverture du n°37 (Hiver 2017) de la revue XXI
    Couverture du n°37 (Hiver 2017) de la revue XXI

    Note de l'éditeur concernant ce n° :
    Un scoop est comme un puzzle.
    Tout commence par une discussion à bâtons rompus, un jour d’octobre à Istanbul. Hedi Aouidj, un journaliste free-lance qui couvre le conflit syrien depuis plusieurs années, sursaute quand un « fixeur » (à la fois interprète et assistant) évoque une relation qui aurait bien connu un certain « Fischer », protégé par le régime de Damas. Fischer… Hedi connaît ce nom… C’est le pseudonyme d’Aloïs Brunner, l’un des nazis les plus recherchés depuis 1945. Le reporter remonte aussitôt le fil qui conduit en Jordanie. C’est la première pièce du puzzle : il faut un journaliste sur le terrain, cultivé et attentif.
    Hedi Aouidj a déjà publié dans XXI un reportage, « La Couveuse de Daech », sur un étudiant syrien qui avait partagé son cachot avec des éclopés de la vie, de pauvres types devenus par la suite des hommes forts de l’État islamique. Il appelle le rédacteur en chef de XXI. On est un mercredi : « Va en Jordanie ! » Le vendredi, Mathieu Palain, un membre de la rédaction de XXI, est mis au parfum. Le samedi, Hedi Aouidj arrive à Irbid, en Jordanie. C’est la deuxième pièce du puzzle : il faut une rédaction qui ait les moyens de financer « pour voir » un voyage qui peut faire « pschitt », un journal qui mobilise tout de suite ses forces.
    Pendant quinze jours, un duo se met en place. Hedi gagne la confiance de plusieurs sources, accumule les rendez-vous et les entretiens dans une petite pièce, à l’abri des oreilles indiscrètes, et retranscrit les témoignages. Par messagerie, il envoie chaque soir les scripts des entretiens. À Paris, Mathieu se gave de documentation, confesse le gendarme qui pendant douze ans a mené la traque, voit le juge d’instruction, sollicite Serge Klarsfeld qui ouvre ses archives. Et envoie des listes de questions, de détails à recouper ou à vérifier. C’est la troisième pièce du puzzle : il faut un travail minutieux pour renverser la méfiance, recouper tous les indices, traquer les récits trop parfaits, questionner les blancs. Le journalisme a besoin de temps et de ce carburant impalpable qu’on appelle l’envie.
    Tout se met en place. L’enquête est bouclée. À peine descendu de l’avion, Hedi Aouidj file à la rédaction de XXI pour dégager un plan avec Mathieu Palain. Quelques jours plus tard, une « V-1 » est mise en forme, un premier jet qui sera repris une dizaine de fois par les journalistes, la rédaction en chef, le secrétariat de rédaction et la direction artistique. C’est la quatrième pièce du puzzle : il faut une méthode et une exigence pour rendre intelligible, vivant et clair un immense jeu de pistes de soixante ans.
    Le texte passionne toute la rédaction. Une présentation particulière est décidée : la maquette est bouleversée. Un bandeau en couverture affiche l’histoire terrible d’un homme qui se vantait d’avoir tué « plus de vingt-cinq mille juifs français » et qui a mis son savoir-faire de nazi au service du clan Assad. Le tirage de XXI est augmenté. Pour éviter que l’information soit dénaturée, un embargo est imposé. C’est la cinquième pièce du puzzle. Il faut savoir rompre les habitudes pour s’adapter et accompagner les lecteurs.
    Ces cinq pièces de puzzle forment un tout. Le hasard et l’amitié y jouent un rôle important. Mais la méthode et la structure permettent de transformer une indiscrétion en information tangible et indiscutable. Pour cela, le journalisme a besoin d’un projet éditorial, de moyens humains et matériels, et de beaucoup de temps : deux mois de travail intensif.
    Cette liberté, c’est vous, lecteurs, qui nous la donnez, numéro après numéro depuis bientôt dix ans en achetant XXI. Vous êtes la dernière pièce du puzzle, celle qui permet tout.

    Laurent Beccaria

    http://www.revue21.fr Lire la suite ...