Asie

Auteur

anicolas

 

Alexandre Nicolas :

Cartographe - géomaticien,

ancien officier géographe

du Ministère de la Défense.

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AUTEUR

I - Paysage géographique du bassin de l'Irrawaddy :

Avec ses 676 000 km² environ, la Birmanie est le plus étendu des 5 pays de l'Asie du Sud-Est continentale, y occupant plus du 1/3 des terres. L'Union of Myanmar, ainsi que l'a rebaptisée la junte le 18 juin 1989, s'étire sur quelques 1 800 km, des sommets pré-himalayens au nord, jusqu'aux plaines côtières de la mer d'Andaman au sud. Les dernières estimations de sa population (2010) avancent le chiffre de 48 137 millions d'habitants avec une densité d'environ 75 hab./km².

Carte - Relief du bassin de l'Irrawady
 
Carte - Relief du bassin de l'Irrawady
 
 
Carte - Densité de population du bassin de l'Irrawady
 
Carte - Densité de population du bassin de l'Irrawady
 
 
   Sensiblement inférieure à la densité moyenne régionale (plus de 120), la Birmanie est souvent considérée, en comparaison avec son voisin le Bangladesh (1 045 hab./km²), comme étant un "creux démographique". En fait, cette faiblesse relative de la densité est essentiellement celle des régions périphériques, c'est-à-dire celle des 7 Etats dont la population est en majeure partie composée de représentants des minorités ethniques. Dans les provinces ou divisions birmanes du centre du pays, ainsi que dans le pays môn, la densité est nettement plus élevée. Aussi, comme c'est le cas en Thaïlande et au Cambodge, la majeure partie des effectifs de population est rassemblée dans la partie inférieure du couloir fluvial central.
 
Carte - Division administrative du Myanmar
 
Carte - Division administrative du Myanmar
 
 
 Ce fleuve central est bien sûr l'Irrawaddy :

Avec ses affluents, dont la très imposante rivière Chindwin, le grand fleuve draine les 3/5èmes du territoire dont 100 000 km² de basses terres, autrement dit l'essentiel de celles dont dispose le pays. Dans la région, seul le Mékong est plus impérial, en particulier à l'endroit des territoires du Cambodge et du Laos. Comme lui, l'Irrawaddy connaît des variations de débit considérables, les principales crues de son delta survenant vers la fin de l'été alors qu'il transporte une lourde charge de limons que la pluie de mousson et ses affluents sont allés arracher aux hauteurs environnantes.
 
 
Cartes - Vue en 3D du bassin et du delta de l'Irrawaddy

Cartes - Vue en 3D du bassin et du delta de l' Irrawaddy
 
 
Cartes - Vue en 3D du bassin et du delta de l' Irrawaddy
 
Source de l'image satellite : ESA
 
Son bassin occupe en réalité un immense fossé d'effondrement, soumis à de fréquents tremblements de terre et traversé par des structures plissées orientées nord-sud. Celles-ci donnent naissance à des massifs longilignes de moyenne altitude, tels le Pegu Yoma (moins de 1 000 m). Ainsi alternent, dans le bassin même, des ensembles de collines et les terrasses alluvionnaires à la fois formées et alimentées en eaux par le réseau du grand fleuve.
 
Photo - Vue du fleuve Irrawaddy 
 
Photo - Vue du fleuve Irrawaddy
 
 
Photo - Vue du fleuve Chindwin
 
Photo - Vue du fleuve Chindwin
 
 
Les rivières qui lui donnent naissance, les Me Hka et Mal Hka, prennent leurs sources dans les hautes montagnes du nord-est, dans le cas de la première au pied même du mont Hkakabo Razi, le sommet de l'Asie du Sud-est (5 881 m), situé à la frontière de la Chine et de l'Inde. Avant d'atteindre son embouchure, après quelques 2 200 km de parcours, l'Irrawaddy aura drainé trois grandes régions :
  1. La première, en majeure partie montagneuse, correspond essentiellement à L'Etat Kachin. C'est la moins densément peuplée (envir20 hab./km²).
  2.  Entre Bhamo et l'embouchure de la rivière Chadwin, l'Irrawaddy effectue un parcours de près de 1 400 km, traversant ainsi une deuxième région, la Dry Zone (zone sèche), qui correspond au coeur de la Haute-Birmanie.
  3. A l'aval de Mandalay, après avoir reçu le renfort de son principal affluent, la rivière Chadwin, l'Irrawaddy traverse une longue plaine s'étalant entre les monts Arakan et les monts Pegu. A l'est de ceux-ci, poursuivant un cours parallèle à l'Irrawaddy - il s'agit en réalité de l'ancien cours du grand fleuve -, le fleuve Sittang parcourt une plaine plus étroite et débouche sur le golfe de Martaban, juxtaposant ainsi son propre delta à celui de l'Irrawaddy.
Photo -  Rangoon, Shwedagon Paya
 
Photo -  Rangoon, Shwedagon Paya
 
 
Au total, l'Irrawaddy et ses ramifications, tout particulièrement la rivière Chindwin, représentent encore aujourd'hui les artères essentielles non seulement de l'agriculture mais aussi des communications et des échanges commerciaux internes du pays. D'ailleurs, pendant la période coloniale, par l'expression "the road to Mandalay", les Britanniques désignaient en réalité l'Irrawaddy.
 
 

II - La question ethnique

L’État birman englobe un grand nombre d’ethnies : les Birmans (75 %), les Shans (11 %), les Arakans (6 %), les Karens (5 %), les Môns (3 %), les Kachins (2,5 %), les Chins, les Karennis (Kayahs), les Lahus, les Rohingyas, les Gurkhas, les Palaungs, les Méos (Hmongs), les Nagas, les Akhas, les Lisaws, les Kadus, les Was, les Mokens (ou Mawkens), etc.

Carte - Les principaux groupes ethnolinguistiques 
 
Carte - Les principaux groupes ethnolinguistiques

 

Le pays compte aussi 150 000 Chinois et 800 000 Indiens. Trois de ces ethnies font souvent parler d'elles en se révoltant régulièrement contre l’ethnie majoritaire birmane : les Karens, les Kachins et les Shans. De plus, les Was vivant sur la frontière avec la Chine sont périodiquement en insurrection.
 
Les Birmans, groupe ethnique le plus important de la population, parlent le birman. Son alphabet repose sur le sanskrit et le pali, les deux langues sacrées du bouddhisme. Tandis que les minorités du pays, qui représentent environ 23 % de la population totale et occupent les 2/3 du territoire,  parlent une centaine de langues : le shan (11 %), l’arakan (6 %), le karen (5 %), le môn (3 %), le kachin (2,5 %), le chin, le karenni, le lahu, le rohingya, etc. La plupart de ces langues sont d’origine sino-tibétaine, mais certaines d’entre elles, comme le môn, appartiennent à la famille austro-asiatique. En plus du birman, l'anglais, le chinois et le thaï sont très utilisés dans ce pays en tant que langues véhiculaires.
 
 

III - Le cyclone Nargis - mai 2008

Le cyclone Nargis s'est formé le 27 avril 2008 au centre du golfe du Bengale et a frappé le côté sud-ouest de la Birmanie le 2 mai vers 12 TU.
 
Image - Le cyclone Nargis, le 1er mai 2008
 
Image - Le cyclone Nargis, le 1er mai 2008
 
Avec des vents oscillant entre 200 et 250 km/h, une onde de tempête de plus de trois mètres et des pluies diluviennes, il a généré des dégâts très importants dans la région du golfe de Martaban. Nargis est passé à proximité de la capitale Rangoon avec des vents soufflant toujours à 130 km/h, avant de perdre de son souffle dans les montagnes à la frontière du pays avec la Thaïlande, tôt le 3 mai.
 
Sur ces deux images satellites, on mesure parfaitement l'ampleur de la catastrophe. Le 15 avril, qui correspond à la première image, les limites des rivières et des étendues d'eau douce sont très bien définies par rapport aux zones agricoles et de végétation. Le fleuve Irrawaddy est net et bien délimité également. Chaque bras du delta est visible et facilement identifiable.
 
Image - Le delta vu par le stallite Terra de la Nasa avant le passge du cyclone le 15 avril 2008
 
Image - Le delta vu par le stallite Terra de la Nasa avant le passge du cyclone le 15 avril 2008
 
 
Les inondations peuvent être difficile à voir sur des images satellites “normales”, particulièrement lorsque l’eau est boueuse. Deux autres images MODIS, prises par le satellite Terra de la Nasa utilisent une combinaison en visible et en infra-rouge léger afin de faire ressortir les parties inondées. L’eau apparaît en bleu ou noir, la végétation en vert vif, la terre nue en brun ocre rouge et les nuages en blanc ou bleu clair.
 
Image - Le delta vu par le stallite Terra de la Nasa après  le passge du cyclone le 5 mai 2008
 
Image - Le delta vu par le stallite Terra de la Nasa après  le passge du cyclone le 5 mai 2008
 
 
Le cyclone aurait causé la mort d'environ 22 000 personnes.
 

IV -  Cartographie birmane

  Carte - Myanmar par les Birmans
 
Carte - Myanmar par les birmans
 

 

Sources :


    - L'Asie du Sud-Est de Rodolphe de Koninck aux Editions Masson géographie.

    - Wikipédia : Myanmar.

    - Earth Observatory, Nasa : Naturel hazards.

 

 

A Lire :


    - Une histoire birmane de George Orwell, 1934 aux Editions Ivrea.

    - La Vallée des rubis de Joseph Kessel, 1955 aux Editions Folio poche


Pour les amateurs de Bandes Dessinées :

 

Karennis t.1 Comme des ombres sur la terre, O.Ferra

 

 Karennis t.1 Comme des ombres sur la terre


Les chroniques birmanes, Guy Delisle (Editions Delcourt, collection Shampooing)

Les chroniques birmanes de Guy Delisle


 

 www.le-cartographe.net

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Derniers Ouvrages

  • 9 March, 2021
    Les transitions

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    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de la documentation photographique : Les Transitions (CNRS Éditions)
    Sous la direction de Stéphanie Beucher (Docteure en géographie, professeure de chaire supérieure en CPGE au lycée Montaigne (Bordeaux), membre de l’équipe de recherche Habiter (Université de Reims Champagne-Ardenne), membre de la chaire Paix économique, École de Management (Grenoble).

    Couverture de ce numéro (mars 2021)

    DocPhoto - Les Transitions
    Transition écologique, transition démographique, transition énergétique, transition politique, etc. : cette étude des « transitions » interroge le changement de nos attitudes face à l’économie, l’écologie, la maladie, nos modes de vie urbains ou non, sans oublier nos manières de consommer, d’aménager nos espaces de vie. Ces transitions renvoient à un ensemble de choix et de stratégies, subis ou choisis, qui engendrent autant de bifurcations vers des avenirs fort différents, selon les voies empruntées tant collectivement qu’individuellement.

    Quelques cartes de l'ouvrage :

    Carte : Risques et métropoles au Japon
    Carte : Risques et métropoles au Japon
    Carte :
    L'Amazonie entre développement et destruction

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    Carte :
    L'extraction du lithium et les grandes entreprises

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    Carte : L'Arctique, une région aux enjeux entremêlés

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    Carte : Enjeux géostratégiques sur l'espace indopacifique
    Carte : Enjeux géostratégiques sur l'espace indopacifique


    Pour se procurer ce numéro, c'est ici : https://www.cnrseditions.fr/catalogue/geographie-territoires/les-transitions

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  • 2 March, 2021
    Rouge Cochenille

    Rouge Cochenille

    Rouge Cochenille, Histoire d’un insecte qui colora le monde XVIe-XXIe siècle de Danielle Trichaud-Buti et Gilbert Buti, cartographie d'Alexandre Nicolas aux CNRS Éditions, 2021.

     Rouge Cochenille, histoire d’un insecte qui colora le monde XVIe-XXIe siècle
    Note de l'éditeur :
    La cochenille n’aurait pu être qu’un insecte parasite du nopal, cactus des hauts plateaux du Mexique. Grâce aux soins des peuples précolombiens, son cadavre est devenu un trésor convoité par toute l’Europe. Matière première pour teindre dans une gamme de rouges du luxe (carmins, cramoisis, écarlates), elle y a détrôné le vermillon du kermès.
    Danielle Trichaud-Buti et Gilbert Buti se livrent à la traque de l’étonnant insecte qui participe à la première mondialisation des échanges. Après avoir présenté le produit dans l’espace amérindien et son contrôle par les Espagnols, ils en retracent sa redistribution en pointant le rôle de Marseille, « place la plus délicate de l’Europe » au XVIIIe siècle. L’enquête se prolonge par l’étude de son acclimatation dans le monde au XIXe siècle avant son abandon provoqué par les colorants synthétiques, puis son discret retour de nos jours comme colorant naturel.
    Une épopée haute en couleur à travers le Nouveau et l’Ancien Monde, où se tissent les destins ordinaires et exceptionnels d’aventuriers, d’artisans et de marchands, mais aussi de scientifiques botanistes, naturalistes et géographes parmi les plus passionnants.


     Rouge Cochenille, histoire d’un insecte qui colora le monde XVIe-XXIe siècle
     Rouge Cochenille, histoire d’un insecte qui colora le monde XVIe-XXIe siècle

     Rouge Cochenille, histoire d’un insecte qui colora le monde XVIe-XXIe siècle
     Rouge Cochenille, histoire d’un insecte qui colora le monde XVIe-XXIe siècle
    Un livre à lire et à regarder ! Une histoire passionnante accompagnée d’une riche iconographie. Bref une vraie réussite éditoriale.
    Pour ce procurer ce beau livre n'hésitez pas à le commander sur le site du CNRS (
    https://www.cnrseditions.fr/catalogue/histoire/rouge-cochenille/)

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  • 11 February, 2021
    Atlas des Français

    Atlas des Français

    Atlas des Français (Éducation, santé, emploi, inégalités : les transformations de la société française) de Laurence Duboys Fresney, cartographie d'Alexandre Nicolas aux Éditions Autrement, 2021.

    L'Atlas des Français

    L'Atlas des Français de Laurence Duboys Fresney
    Note de l'éditeur :
    Un portrait inédit de notre société.
    En 2021, les Français sont désormais bien entrés dans le XXIe siècle. À quoi ressemble aujourd’hui notre société ? Les discriminations face à l’emploi s’atténuent-elles pour les enfants de l’immigration ? Quels sont les bastions qui restent à conquérir pour les « petites-filles du baby-boom » ? Quels sont les nouveaux visages de la délinquance, et le sentiment d’insécurité est-il rationnel ? Quels sont les départements qui profitent le plus des mouvements de population ?
    Droit à l’éducation, accès au logement, pouvoir d’achat, éclatement de la classe moyenne, épargne, place des femmes, des jeunes et des seniors, services publics, influence de la religion, accès au numérique ou équilibre entre travail et loisirs : le bilan que dresse l’auteur met en lumière la complexité et les paradoxes de la société française. L’impact de la pandémie comme accélérateur du changement social est également abordé dans un premier état des lieux.
    Grâce à 180 cartes, graphiques et infographies présentant les résultats des dernières enquêtes et statistiques de l’Observatoire français des conjonctures économiques de Sciences Po, cet atlas passionnant dévoile les grandes tendances mais aussi les constantes des transformations à l’œuvre.


    Quelques cartes de l'ouvrage :

    Carte : Les Aires d'attraction des villes selon le nombre d'habitant en 2017
    Carte : Les Aires d'attraction des villes selon le nombre d'habitant en 2017
    Carte : La qualité de vie dans les territoires
    Carte : La qualité de vie dans les territoires

    Carte :
    Les demandes de logements sociaux en France

    Carte : Les demandes de logements sociaux en France
    Carte : Les systèmes de production agricoles en France

    Carte : Les système de production agricoles en France
    Document  : La composition de l'Armée française
     Document  : La composition de l'Armée française

    Carte  : Part des immigrés dans le population française, en 2017
    Carte  : Part des immigrés dans le population française, en 2017

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  • 24 December, 2020
    Kisokaidō et Kuniyoshi

    Kisokaidō et Kuniyoshi

    Catalogue de l'exposition : Voyage sur la route du Kisokaido - De Hiroshige à Kuniyoshi sous la direction de Manuela Moscatiello.
    Réalisation de la cartographie.
    L'exposition (16 octobre 2020 - 17 janvier 2021) est présenté au musée Cernuschi (Paris).

    L'exposition permettra de parcourir en images l'une des routes les plus spectaculaires du Japon : le Kisokaido. Elle rassemblera un ensemble de près de cent cinquante estampes japonaises exceptionnelles, dont certaines seront dévoilées au public pour la première fois. L’exposition permettra de parcourir en images l’une des routes les
    plus spectaculaires du Japon : le Kisokaidō, qui était une des cinq voies du réseau routier créé au Japon durant l’époque Tokugawa (1603-1868). Elle reliait Edo (actuelle Tōkyō), où le shogun avait sa résidence, à Kyōto, siège de l’empereur. Contrairement à la route du Tōkaidō, qui rejoignait l’ancienne capitale en cinquante-trois relais le long de la côte, le Kisokaidō, jalonné de soixante-neuf étapes, traversait l’intérieur montagneux. Il suivait un itinéraire plus long, parfois plus pittoresque et ardu en raison de la présence de neuf cols escarpés.

    Entre 1835 et 1838 le Kisokaidō fit l’objet d’une série d’estampes réalisées par Eisen (1790-1848) et Hiroshige (1797-1858), dont le succès fut considérable. Deux autres séries virent le jour sous le pinceau de Kunisada (1786-1865) et de Kuniyoshi (1797-1861). Elles constituent les deux grandes parties du parcours de l’exposition.

    Catalogue : Voyage sur la route du Kisokaidō. De Hiroshige à Kuniyoshi

    Carte : Voyage sur la route du Kisokaidō. De Hiroshige à Kuniyoshi

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  • 24 December, 2020
    6MOIS - N°20

    6MOIS - N°20

    Dans toutes les bonnes librairies, sort ce mercredi 15 novembre 2020 le nouveau numéro du magazine 6MOIS, le XXIe siècle en images, magazine qui donne la part belle à la photo et au photojournalisme. Réalisation cartographique d'Alexandre Nicolas.

    6M20 couverture

    Éditorial :

    Obama venait d’être réélu. Fin 2012, nous avions titré notre numéro 4 « USA, nouvelle saison » et ouvert notre triptyque sur cette phrase du premier président afro-américain des États-Unis : « Quiconque vous dit que l’Amérique est en déclin ne sait pas de quoi il parle. » Rêves de puissance, de liberté, d’égalité, recherche du bonheur : une saison de Trump plus tard, nous avons eu envie d’interroger une nouvelle fois ce mythe américain.
    Nos ordinateurs regorgent d’histoires rangées par pays, certaines envoyées par les photographes, d’autres repérées sur Internet, lors de prix ou de festivals. Celle de Bethany Mollenkof nous a saisis par sa justesse. L’Américaine raconte que quand elle arrive quelque part les gens n’imaginent pas que c’est elle « le » photographe. D’abord c’est une femme – elles représentent à peine 15 % des photoreporters ; et en plus, elle est noire. Cette fille du Tennessee, dans le Sud conservateur, s’intéresse aux Noires américaines, leur ventre, leur vie en danger : elles ont trois à quatre fois plus de risque de mourir d’une grossesse ou d’un accouchement que les Blanches. « La communauté n’est pas assez racontée, nous dit-elle. Il faut des histoires. Des histoires tout en nuances. » Ces nuances sont au cœur du projet « Geography of Poverty » du photographe de l’agence Magnum Matt Black. Six ans de travail, 160 000 kilomètres d’asphalte à travers 46 États : ce road trip en noir et blanc, exceptionnel par son ampleur, témoigne d’une pauvreté systémique, ancrée. « Mon pays, dit-il, est très différent des histoires que nous aimons nous raconter. »
    Matt Black et Bethany Mollenkof, s’inscrivent dans une longue tradition de la photographie sociale américaine. Dès les années 1880, Jacob Riis publie dans le Evening Sun des photos des taudis insalubres des ouvriers du Nord – interpellé, le maire de New York fera assainir certains lieux, comme les asiles de nuit. En 1910, Lewis Hine enquête sur les conditions de travail des enfants.
    Ses images indignent le pays, une loi pour la protection de l’enfance est votée. Durant la Grande Dépression qui suit le crash de 1929, la Farm Security Administration, organisme d’État chargé d’aider les fermiers les plus pauvres, envoie des photographes dresser un portrait de l’Amérique en crise. Le but : convaincre de l’utilité des réformes du président Franklin Roosevelt. Parmi eux, des grands noms – Walker Evans, Russell Lee, Arthur Rothstein, Ben Shahn, Dorothea Lange, célèbre pour sa photo de la « mère migrante », ou encore Gordon Parks, l’un des premiers photographes noirs à user de son objectif comme d’une arme pour dénoncer la ségrégation sociale, et raciale.
    Autre époque, près d’un siècle plus tard, c’est une vidéo, tournée par une adolescente, qui révèle l’indicible. George Floyd, Afro-Américain de 46 ans, étouffe au bout de huit longues minutes sous le genou d’un policier. « Le racisme n’est pas en train d’empirer, il est juste enfin filmé », prévenait l’acteur noir Will Smith en 2016. Les chiffres qui affluent des États-Unis embrasés par la colère semblent irréels : les Noirs ont 2,5 fois plus de probabilité d’être abattus par la police que les Blancs ; un Noir sur trois né aujourd’hui risque la prison, pour un Blanc sur dix-sept. Alors que nous bouclions ce numéro, les images de Bethany résonnaient d’un coup. Elle dit qu’elle « fabrique des archives. Les archives sur les femmes et les personnes de couleur ». C’est la force des projets au long cours : leurs histoires font déjà mémoire •
    Léna Mauger

    Carte - Le Cartographe 6Mois
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  • 23 December, 2020
    Les Littoraux

    Les Littoraux

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de la documentation photographique : Les Littoraux (CNRS Éditions)
    Sous la direction de Annaig Oiry (Maître de conférences en géographie à l’Université Gustave Eiffel de Marne-la-Vallée)

    Couverture de ce numéro (décembre 2020)

    DocPhoto - Les Littoraux
    Les littoraux présentent aujourd’hui des visages variés. Si certains maintiennent une activité de pêche importante, d’autres favorisent le développement du tourisme. Si certains sont devenus des interfaces industrielles intégrées aux grands circuits mondialisés, d’autres restent isolés, marginalisés. La question de la vocation de ces espaces littoraux est liée à des enjeux politiques, géopolitiques, économiques, sociétaux et environnementaux majeurs, abordés ici.

    Quelques cartes de l'ouvrage :

    Carte : La piraterie dans le golfe de Guinée en 2018
    Carte : La piraterie dans le golfe de Guinée en 2018
    Carte :
    Les aires marines protégées en Afrique de l'Ouest

    Carte : Les aires marines protégées en Afrique de l'Ouest

    Carte :
    Les Touristes et backpackers en Asie du Sud-Est

    Carte : Les Touristes et backpackers en Asie du Sud-Est

    Carte : Pollutions dans le golfe du Mexique à la suite de l'explotion de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon

    Carte : Pollutions dans le golfe du Mexique à la suite de l'explotion de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon

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  • 7 October, 2020
    L'Empire Romain

    L'Empire Romain

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de la documentation photographique : L'Empire Romain (CNRS Éditions)
    Sous la direction de Pierre Cosme (Professeur d'Histoire romaine à l'université de Rouen, Groupe de Recherche en Hisoire EA 3831 )

    Couverture de ce numéro (octobre 2020)

    L'Empire Romain (CNRS Édition)
    Au Ier siècle av. J.-C., Rome a formé un empire à l’échelle de l’Europe occidentale et de la Méditerranée. Tout en conservant les apparences républicaines, Auguste fonde un nouveau régime politique : le Principat. Il adapte ainsi les institutions romaines aux dimensions de l’Empire. Ce moment politique essentiel ouvre une période de cinq siècles d’unité territoriale autour de la Méditerranée pendant laquelle s’épanouit la civilisation gréco-romaine.
    Ce dossier explore l’Empire romain dans sa diversité, ses évolutions et ses éléments de continuité structurants. Il offre un aperçu de cette société fortement hiérarchisée, reposant sur l’esclavage, mais dans laquelle des affranchis peuvent s’élever à des fonctions parmi les plus hautes de l’État.

    Quelques cartes de l'ouvrage :

    Carte : L'empire romain et les nouvelles capitales impériales au IVe siècle
    L'empire romain et les nouvelles capitales impériales au IVe siècle
    Carte :
    Migrations et invasions barbares dans le première moitié du Ve siècle

    Carte : Migrations et invasions barbares dans le première moitié du Ve siècle
    Carte :
    Les provinces romaines à la fin du IIe siècle

    Carte : Les provinces romaines à la fin du IIe siècle

    Carte : Principaux espaces de production et axes commerciaux dans l'Empire Romain

    Carte : Principaux espaces de production et axes commerciaux dans l'Empire Romain

    Carte : Le Portus à Ostie près de Rome
    Carte : Le Portus à Ostie près de Rome

    Carte : Plan de Constantinople
    Carte : Plan de Constantinople


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  • 3 September, 2020
    Guerre du Péloponnèse

    Guerre du Péloponnèse

    L’Histoire de la Guerre du Péloponnèse de Thucydide - préface par Olivier Rolin, traduit par Charles Zevort aux Éditions de l'École de Guerre.
    Cartographie Alexandre Nicolas.

      " L’Athénien Thucydide a écrit l’histoire de la guerre entre les Péloponnésiens et les Athéniens et raconté les divers incidents de cette lutte. Il a commencé son œuvre au début même des hostilités, prévoyant combien cette guerre serait importante, combien plus mémorable que celles qui avaient précédé : il en avait pour preuve les immenses ressources de tout genre avec lesquelles les deux peuples allaient s’entrechoquer, et les dispositions des autres États de la Grèce qu’il voyait ou prendre parti immédiatement, ou méditer dès lors de le faire. C’est là, en effet, le plus vaste mouvement qui jamais se soit produit chez les Grecs ; il embrassa une partie des barbares, et ébranla pour ainsi dire au loin l’univers."

    Ouvrage intemporel, l’Histoire de la Guerre du Péloponnèse conserve toute sa pertinence pour comprendre les dynamiques des forces de  notre époque.
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    Carte : la guerre du Péloponnèse

    Carte : la guerre du Péloponèse

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  • 1 September, 2020
    6MOIS - N°19

    6MOIS - N°19

    Dans toutes les bonnes librairies, sort ce mercredi 15 mai 2020 le nouveau numéro du magazine 6MOIS, le XXIe siècle en images, magazine qui donne la part belle à la photo et au photojournalisme. Réalisation cartographique d'Alexandre Nicolas.

    6M19 couv

    Éditorial :

    Une enquête sur la santé des photojournalistes ? On pense maladies du grand reporter : tourista, paludisme, voiture piégée, assassinat ciblé. L’état des lieux dressé en juin 2019 par la sociologue Irène Jonas tranche avec un quelconque romantisme et rapproche les photographes des chauffeurs Uber. Le premier risque du métier, dans un univers de la presse abîmé, est le même que celui subi par un ouvrier dans une usine en liquidation, ou en pleine « réorganisation », comme on dit maintenant : perte de sens, burn-out, sentiment de ne pas être respecté, peur de l’avenir. Vient ensuite la pénibilité : les horaires, la flexibilité, le matériel à porter. Puis l’absence de soins. La plupart des photographes cumulent les statuts : autoentrepreneurs, pigistes (payés en salaire), auteurs (cotisant à l’Agessa). En multipliant les régimes, ils sont privés d’un accès correct à la sécurité sociale, aux mutuelles, aux caisses de retraite. Certains comptent sur leur conjoint, ou prient pour ne jamais tomber malade, avoir besoin de lunettes… D’autres repoussent puis oublient un projet de grossesse. D’autres encore vieillissent sans le sou.

    Dans ce paysage sinistré, 6Mois ne fait pas figure de solution. Nous ne paraissons que deux fois par an, trop peu pour assurer des perspectives aux photographes. Exigeants mais humbles, nous savons que nous ne sauverons pas ce métier. Nous ne paierons jamais assez celui qui a passé un an, dix ans, une vie sur un sujet. Carolina Arantes, qui ouvre notre triptyque sur le Brésil, travaille sur l’agrobusiness depuis six ans. Javier Alvarez a régulièrement passé six à huit semaines, entre 2014 et 2019, dans un squat de São Paulo.

    Comment gratifier un tel engagement ? Comment rendre justice à leur travail ? C’est toute notre ambivalence : nous aimons des projets qui ne reposent sur aucun modèle économique. Nous primons la passion, le dévouement, le courage, sans être capables de vraiment les rétribuer. Nous payons honnêtement : autour de 2 500 euros le reportage. Cette somme dépend du nombre de pages publiées, pas du nom du photographe. Qu’il soit un inconnu habitant un village iranien ou une star américaine, nous accordons à chacun la même attention. Et nous défendons leurs projets auprès de vous, lecteurs, avec le même enthousiasme.

    Alors que faire ? À la lecture de ce rapport, on ne doit pas se contenter du constat. Chacun peut, à son niveau, s’engager à participer à la survie d’un photojournalisme aussi remarquable que les femmes et les hommes qui le pratiquent. À 6Mois, nous leur proposons de publier leur projet sur une vingtaine de pages. Nous tentons de coller au plus près de leur démarche. De les guider dans le travail de légendes, d’éclairage, pour faire émerger le sens et la dynamique de leur histoire. Cette année, pour la première fois, nous lançons aussi un prix doté de 10 000 euros et accompagnerons un ou une photographe dans la poursuite de son projet (voir page 305). Cette fois encore, nous encouragerons le souffle, l’engagement.

    Et vous ? Si vous lisez ces lignes, si vous tenez 6Mois entre vos mains, vous faites votre part. Les photographes ne vivent que grâce aux publications qui les rétribuent ; nous ne vivons que grâce à vous, lecteurs. Aucune page de publicité, aucun mécénat. Chaque fois que vous dépensez 26 euros pour cette revue de 300 pages, vous permettez à ces professionnels de mettre une noix de beurre dans leurs épinards. D’aller voir un dentiste. De contracter une mutuelle. De partir en vacances une semaine. C’est rien, n’est-ce pas. Cela aide pourtant à avancer, à se projeter. De notre part à tous : merci

    Carte - Le Cartographe 6Mois
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  • 31 August, 2020
    Des cartes géologiques

    Des cartes géologiques

    La Revue des Vins de France (https://www.larvf.com/) m'a sollicité il y a quelques temps déjà, pour réaliser des cartes géologiques précises. Terroirs viticoles, Vignobles bénéficiant d'une AOC, régions géographiques (Loire, Provence, Alsace...) les territoires à cartographier sont variés. Ces cartes sont conçues grâce à l'expertise de Sophie de Salettes pour la conception et par Le Cartographe pour la réalisation et la charte graphique.

    Ces cartes sont indispensables à la bonne compréhension des vignobles. En France la vigne est implantée sur des sols de nature très différente d'une région à l'autre de l'hexagone. De nombreux types de sols viticoles de profondeur variable sont favorables à la culture de la vigne : sols argilo-calcaires en Bourgogne, sols schisteux à Collioure, sols argilo-calcaires, granitiques ou schisteux en Beaujolais… L’examen visuel et la dégustation des vins issus des raisins vendangés dans les différentes régions viticoles de France a mis en évidence l'influence de la composition du sol sur le cépage, le porte-greffe, la maturation et la qualité des raisins vendangés et au final sur les propriétés organoleptiques  des vins obtenus.

    Voici donc quelques exemples de nos réalisations pour la Revue :
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    Carte géologique de l'AOC Saint-Pourçain
    Carte géologique de l'AOC Saint-Pourçain

    Carte géologique de l'AOC Saint-Nicolas de Bourgueil
    Carte géologique de l'AOC Saint-Nicolas de Bourgueil

    Carte géologique de l'AOC Jasnières
    Carte géologique de l'AOC Jasnières

    Carte géologique de l'AOC Crozes-Hermitage
    Carte géologique de l'AOC Crozes-Hermitage

    Carte géologique de l'AOC Fixin
    Carte géologique de l'AOC Fixin

    Carte géologique de l'AOC Côtes de Provence Sainte-Victoire
    Carte géologique de l'AOC Côtes de Provence Sainte-Victoire

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